Passion du livre - tout sur le livre : Choses qu'on dit la nuit entre deux villes

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Choses qu'on dit la nuit entre deux villes

Couverture du livre Choses qu'on dit la nuit entre deux villes

Auteur : Francis Dannemark

Préface : Xavier Hanotte

Date de saisie : 26/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Castor astral, Bègles, France

Collection : Millésimes

Prix : 6.00 € / 39.36 F

ISBN : 978-2-85920-655-0

GENCOD : 9782859206550


  • La présentation de l'éditeur

Entre deux villes, entre deux vies, Wolf et Lena se rencontrent à l'occasion d'un mariage dont ils vont être les témoins. Voilà de quoi faire une ou plusieurs histoires d'amour, au gré d'une conversation au bord de la mer, en hiver, quand tout le monde est ailleurs. Il n'est pas interdit d'être heureux en attendant le bonheur : c'est ce que nous suggère avec élégance ce récit tendre et émouvant.

Francis Dannemark est né en 1955 sur la frontière franco-belge. Il est l'auteur de recueils de poèmes et d'une douzaine de romans. Il a obtenu le prix franco-belge des Lycéens et le prix Charles-Plisnier pour ce roman dont il donne ici une version entièrement revue.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Xavier Hanotte :

Un sens de l'épure.

Rares sont les écrivains qui, de leur vivant, voient leur oeuvre réduite à l'un ou l'autre lieu commun. Ainsi les romans de Francis Dannemark se voient-ils trop souvent estampillés au coin d'une petite musique qui n'appartiendrait qu'à lui.

Facilité de critique pressé, selon moi. Car dès Le voyage à plus d'un titre (1981), l'art de l'auteur, davantage qu'un élégant divertissement musical, s'oriente vers une calligraphie - au sens oriental du mot - et un sens de l'épure profondément visuels.

En ce sens, Choses qu'on dit la nuit entre deux villes (1991) constitue une sorte de chemin de crête dans le corpus dannemarkien, et l'auteur ne s'est pas trompé en nous en livrant, pour la présente réédition, une version encore plus aiguisée, débarrassée de tout lest inutile - pourtant difficile à déceler dans une pratique de l'écriture presque spartiate sans jamais en avoir l'air.

Comme à l'accoutumée, les personnages présents sur le devant de la scène donnent le change. Seul le lecteur inattentif se laissera berner. Car sous leurs défroques à la fois brillantes et très quotidiennes, Wolf et Lena sont, à leur corps défendant, des êtres épris d'absolu et conscients qu'on ne l'atteint jamais. Ils en sont donc réduits à son effleurement.

D'où certaine fausse légèreté, une tendance ludique mais désabusée au marivaudage, la tentation de la sentence et de la pirouette philosophique. Mais l'évanescence n'est que façade, l'élégance du verbe recouvre des abîmes. Plus que jamais, la vérité se trouve dans le franchissement. Ainsi, au fil des pages de Choses qu'on dit la nuit entre deux villes, un mariage ne se fera-t-il pas, une profonde amitié naîtra-t-elle sur les décombres de l'amour...

Pour mieux faire sentir la dérisoire vanité des attitudes, le roman met face à face une société d'êtres fragiles, souvent désorientés, et l'immensité immémoriale de la mer. Voilà pour l'épure. Seul ou accompagné, Wolf, l'arlequin triste, ne cesse de contempler cette mer, d'y trouver des images - ses images.

En ce sens, Choses qu'on dit... est un roman où dominent les lignes horizontales, celles de l'échappée : grèves infinies, ciels vastes, paysages sans limites. De même, les contrastes se font élémentaires entre grisaille et lumière, immobilité et mouvement.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli