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De l'instrumentation

Couverture du livre De l'instrumentation

Auteur : Hector Berlioz

Date de saisie : 10/07/2006

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Castor astral, Bègles, France

Collection : Les Inattendus

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-85920-227-9

GENCOD : 9782859202279


  • La présentation de l'éditeur

Dans ce mini traité à l'usage des mélomanes, l'auteur de la Symphonie fantastique passe en revue chacune des familles instrumentales de l'orchestre, commentant les caractéristiques de chaque instrument et celles des différentes voix humaines. Hector Berlioz publia cet ensemble en 1841 et 1842 dans la Revue et Gazette musicale de Paris. Dans ces textes, il cherche avant tout à sensibiliser le lecteur à la diversité des sonorités et à leur utilisation musicale. De l'instrumentation montre également que Berlioz fut très tôt intéressé par les coloris instrumentaux. Ces écrits étonnants ont été regroupés ici pour la première fois en volume.





  • Les premières lignes

Lorsque le Grand Traité d'instrumentation et d'orchestration modernes op. 10 d'Hector Berlioz paraît à la fin de 1843, l'ouvrage est déjà connu des lecteurs de la Revue et Gazette musicale de Paris. En effet, ceux-ci ont pu le lire, divisé en seize livraisons publiées du 21 novembre 1841 au 17 juillet 1842, sous le titre De l'instrumentation. Avec ce long feuilleton dont les héros sont les instruments de l'orchestre, Berlioz aborde l'aspect de la composition musicale à l'égard duquel il s'est montré le plus novateur. Les partitions qu'il a déjà écrites, la Symphonie fantastique, Harold en Italie, la Grande Messe des morts ou Benvenuto Cellini, ont livré l'essentiel de ce qu'il apporte à l'art d'instrumenter. D'ailleurs son intérêt pour la question semble être né avec la perception même qu'il a eue de la musique, si l'on en croit sa correspondance, ses premiers articles, et surtout ses Mémoires. Mais quels guides pouvait trouver, dans les années 1820, un jeune compositeur captivé par l'alchimie orchestrale, sinon son intuition et son goût ? «Mes deux maîtres [Lesueur et Reicha] ne m'ont rien appris en instrumentation. (...) J'assistais régulièrement à toutes les représentations de l'Opéra, écrit Berlioz. J'y apportais la partition de l'ouvrage annoncé, et je la lisais pendant l'exécution. Ce fut ainsi que je commençai à me familiariser avec l'emploi de l'orchestre, et à connaître l'accent et le timbre, sinon l'étendue et le mécanisme de la plupart des instruments. Cette comparaison attentive de l'effet produit et du moyen employé à le produire, me fit même apercevoir le lien caché qui unit l'expression musicale à l'art spécial de l'instrumentation ; mais personne ne m'avait mis sur la voie.» La formation de Berlioz sur ce point si déterminant s'est donc faite dans la solitude. Une telle situation ne pouvait que contribuer à renforcer les exigences d'un musicien ennemi de la formule. D'autre part, tout révèle chez Berlioz un artisan du timbre méticuleux, le soin qu'il apporte à la rédaction de ses oeuvres aussi bien que l'intransigeance avec laquelle il exerce son rôle de critique, puisqu'il juge tout exécutant suivant un critère intangible : le respect absolu de ce que le compositeur a noté. C'est que Berlioz, de son oeil d'aigle, veille à tout.


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