Auteur : Grégoire Hervier
Date de saisie : 07/12/2006
Genre : Policiers
Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France
Prix : 18.50 € / 121.35 F
ISBN : 978-2-84626-114-2
GENCOD : 9782846261142
Un peu de rouge dans votre librairie : c'est ce que propose Scream Test, mon premier roman.
Pas le rouge d'un certain petit livre mais celui du sang de sept malheureux candidats à un jeu de télé-réalité, éliminés au sens littéral du terme sur l'autel de la course à la notoriété. Car à trop vouloir s'épancher sous les caméras, à s'exhiber sans pudeur aucune en prime-time, on finit toujours par laisser un bout de soi-même.
Mais mieux vaut en rire qu'en pleurer et Scream Test tente de mélanger suspense (1 mort chaque jour à minuit) et humour, noir le plus souvent, par l'ironie et le détournement des scènes classiques des séries américaines. Ainsi, vous pourrez apprécier un FBI parmi les plus maladroits et contre-productifs de l'histoire du polar, accumulant bévues et fiascos médiatiques. J'ai voulu décrire des personnages aisément identifiables (les flics sont des flics de série B, les candidats ressemblent à ceux des jeux de télé-réalité, tels que nous les connaissons tous) et, dans un style proche de la traduction américaine, maintenir un rythme narratif aussi soutenu que possible.
Scream Test est enfin un hommage aux romans d'Ellroy, Connelly ou Thomas Harris, aux films d'horreur des années 70/80 et, plus encore, au néo-noir des frères Cohen.
Grégoire Hervier
Grégoire Hervier
Los Angeles. Sept jeunes gens disparaissent, laissant leurs familles sans nouvelle. Tous ont pour point commun d'avoir participé à des castings de reality shows. L'enquête menée par le lieutenant Clara Redfield connaît un rebondissement inattendu lorsqu'on découvre que les disparus sont les candidats d'une émission de téléréalité diffusée sur Internet, The last one, en concurrence directe avec l'émission de CBS, The good one.
Une concurrence déloyale qui met le FBI sur les dents et fait exploser l'Audimat grâce à son nouveau concept : chaque jour, le perdant sera exécuté en direct.
Bientôt toutes les chaînes de télé traditionnelles couvrent l'événement et rivalisent d'ingéniosité pour gagner la bataille de l'audimat. L'une d'elles va jusqu'à organiser un loft des familles des futures victimes, qui assistent ainsi en direct à l'élimination (au sens propre !) de leur progéniture...
Pendant ce temps, Clara piste les criminels, des as de l'informatique qui sont parvenus à effacer toute trace de leur site. Construit comme un thriller, le roman monte en puissance au rythme de chapitres qui suivent les journées des candidats : comme il est de mise, à l'issue des votes du public et des jours dramatiques, il ne doit en rester qu'un...
Mais au-delà, ce roman efficace, brillant et inclassable, sans doute le premier stasher littéraire, se referme sur un retournement et une adresse au lecteur qui l'inscrit dans la critique morale de notre monde cathodique.
Grégoire Hervier est né en 1977 à Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne. C'est un passionné de cinéma fantastique et d'horreur, de rock et de karaté. Scream test est son premier roman.
«Il semble qu'au moins quatre jeunes gens aient disparu presque simultanément avant-hier, vers 18 heures, à Los Angeles et dans ses environs. Voici leurs photos. Si vous avez vu une ou plusieurs de ces personnes depuis ces dernières quarante-huit heures, appelez immédiatement le centre de recherche des personnes disparues au numéro inscrit au bas de votre écran.»
Derrière le ton affligé du présentateur en chemise rose perçait l'excitation. Celle de transmettre à une partie du monde une nouvelle angoissante qui laissait présager le pire. Peut-être pire encore que le suicide collectif de Waco.
C'est ainsi que Matt Sullivan prit connaissance de la disparition de sa petite soeur Heather. Il connaissait la photo sélectionnée. Le bras coupé autour des épaules de la jeune fille, c'était le sien. Il regretta un instant de se voir ainsi mutilé, privé de sa part de célébrité. Il comprit immédiatement qu'il ne s'agissait pas d'une fugue. Lui-même savait bien que l'on fugue seul, parfois à deux mais le plus souvent seul. Sûrement pas à quatre. De plus, il ne connaissait aucun des autres disparus qui défilaient sur l'écran, leurs noms inscrits en gras sous leurs visages. Mais si ce n'était pas une fugue, de quoi s'agissait-il ?
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