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Carpe diem : l'art du bonheur selon les poètes de la Renaissance

Couverture du livre Carpe diem : l'art du bonheur selon les poètes de la Renaissance

Auteur : Elsa Marpeau

Date de saisie : 13/06/2006

Genre : Poésie

Editeur : Librio, Paris, France

Collection : Librio. Littérature. Poésie, n° 882

Prix : 2.00 € / 13.12 F

ISBN : 978-2-290-35482-7

GENCOD : 9782290354827


  • La présentation de l'éditeur

J'ai fait la magique étude Du Bonheur, que nul n'élude.

Au sortir du Moyen Âge, les penseurs sont usés par une philosophie austère et rigide qui s'en ressent jusque dans une poésie contenue aux archétypes courtois, chevaleresques et chrétiens. C'est dans ce contexte que l'humanisme fait son entrée dans le monde littéraire, porté par ce souffle moderne venu d'Italie. L'individu, dans un retour à la pensée gréco-latine, occupe à nouveau le centre des préoccupations et une vision toute personnelle de la société est mise en avant. Cet humanisme se répand dans les classes instruites et la poésie se libère de ses carcans moraux. Les auteurs de l'Antiquité sont redécouverts et les philosophes grecs ne manquent pas d'influencer les érudits du XVIeme siècle, au rang desquels Épicure dont la pensée est probablement l'une des rares philosophies qui pouvait nourrir l'individualité naissante de l'âme moderne et sa quête de bonheur individuel. La poésie se nourrit de ces principes novateurs et Pierre de Ronsard, Joachim Du Bellay, Clément Marot ou François Villon donnent leurs lettres de noblesse à la poésie de ce siècle.





  • Les premières lignes

Extrait de Introduction :

«Cueille le jour»...

Tel est le sens de carpe diem, dont une traduction plus courante serait : «Profite du jour présent». Métaphore, la phrase assimile implicitement le jour à une fleur, devant être cueillie dans l'instant fragile où elle est éclose. L'image rappelle donc que la vie, comme la rose, fane si rapidement qu'il faut en jouir quand il en est temps.

Le premier à avoir exprimé ainsi qu'il faut profiter de chaque instant est le poète Horace (65-8 avant J.-C.). Dans ses Odes, il écrit en effet : Dum loquimur, fugerit invida Aetas : carpe diem, quam minimum credula postero. (Odes, I, XI, vers 7-8).

Cela signifie : «Tandis que nous parlons, notre saison (d'où, notre vie), ennemie, aura fui : cueille le jour, sans faire confiance au lendemain.» Horace en appelle à jouir de l'existence, sans dédaigner les transports amoureux :

«Ne cherche pas à t'interroger sur ce que sera demain, et quel que soit le jour que le sort t'octroiera, tires-en les fruits et ne méprise pas les douces amours, enfant, ni les danses, tant que ton âge verdoyant ignore la vieillesse blême.»


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