Auteur : Raymond Kopa
Préface : Zinedine Zidane
Date de saisie : 10/06/2006
Genre : Sports
Editeur : Jacob-Duvernet, Paris, France
Collection : Légende du sport
Prix : 19.90 € / 130.54 F
ISBN : 978-2-84724-107-5
GENCOD : 9782847241075
Il a figuré pendant quatre saisons consécutives parmi les trois premiers du classement du Ballon d'or... Il a été le premier Français vainqueur de la coupe d'Europe avec le Real Madrid en 1957... Il a été Meilleur joueur de la coupe du Monde en 1958... Il a été le premier footballeur à recevoir la Légion d'honneur... Kopa est sans conteste "la" figure emblématique du football français, le plus grand, le plus admiré, la référence !
Ce fils d'immigrés polonais qui semblait destiné au travail de la mine se fait remarqué à 16 ans par le club d'Angers. Mais c'est lors de son arrivée au stade de Reims que son jeu léché et incisif fut vite repéré par les plus grands clubs européens, qui bientôt se l'arrachèrent. C'est le Real Madrid qui l'emporta. Envoûtant sur le terrain, capable de prouesses techniques, ce joueur inclassable, unique, irremplaçable était également un homme de caractère. Surnommé «le Napoléon du football» en raison de sa petite taille et de sa pugnacité, il mène une bataille acharnée pour la reconnaissance du statut et pour les conditions de travail des joueurs. «Les footballeurs sont des esclaves !», s'insurgeait-il. C'est également grâce à lui, et à son ami Just Fontaine, qu'un syndicat de joueurs vit le jour. La verve et la pugnacité qui l'ont rendu célèbre, Raymond Kopa les retrouve aujourd'hui pour nous faire revivre les grands moments de sa carrière, mais surtout une époque fantastique et inoubliable du football français.
Préface de Zinedine Zidane :
Le footballeur des années 2000, emporté dans le tourbillon d'un calendrier trépidant et d'une médiatisation dévorante, n'a pas vraiment le temps de se retourner sur le passé, pas plus le sien que celui des autres.
Ce passé, n'allez pas croire pour autant que nous l'ignorons, encore moins que nous le tenons pour dérisoire ou inintéressant, loin de là.
Quand, tout récemment, à l'occasion des cinquante ans du Ballon d'or de France-Football, je me suis retrouvé au milieu de tous ces grands noms, de ces immenses talents qui ont écrit - et de quelle manière ! - l'histoire du football de ces cinquante dernières années, j'ai ressenti et mesuré, comme un petit garçon émerveillé, le poids énorme de ce passé, de tous ces géants qui nous avaient précédés dans la carrière.
Pour rester dans les limites de l'Hexagone, la première grande figure marquante de cette belle et longue histoire, pour moi, est celle de Raymond Kopa.
Peut-être de façon un peu restrictive et injuste, on a coutume de dire que l'équipe de France a connu trois périodes fastes au cours de son siècle d'existence : celle des Rémois-Suédois de 58 emmenés par Kopa, celle de la génération 80 de Platini et de l'Euro 84, et, tout récemment, celle que j'ai eu le privilège de vivre avec mes potes de 98/2000.
Pour nous, pour moi, Kopa, Fontaine, Piantoni ont été, après les pionniers du début du XXe siècle, ceux qui, à l'époque de la télévision balbutiante, des débuts de la Coupe d'Europe des clubs, ont vraiment tracé les routes du football que nous connaissons aujourd'hui. Sans oublier de donner aux joueurs, face à des institutions un peu... conservatrices, la place et les droits qu'ils revendiquaient légitimement. Ça non plus, il ne faut pas l'oublier.
Et puis, si j'avais eu besoin d'une piqûre de rappel pour bien réaliser ce qu'avait représenté Raymond Kopa à son époque, mon arrivée et mon séjour à Madrid auraient bien vite comblé mes éventuelles lacunes.
L'important, je le redirai sans cesse, c'est le ballon, la maîtrise du ballon, l'usage que l'on fait du ballon ; la capacité de voir, de voir juste, de faire vivre le ballon et le jeu. Là est la vérité éternelle du jeu de football.
Sur ce que j'ai pu voir dans des films de l'époque, sur ce que peuvent me dire des «anciens» dont je sais et apprécie la connaissance encyclopédique du jeu et des joueurs, aucun doute, Raymond Kopa appartenait bien à la caste des artistes, des créateurs, de ceux qui font le jeu, qui peuvent lui donner volume et dimension.
Si je me fie à ceux qui affirment que j'en fais partie aujourd'hui, si j'en suis là de ma carrière, de mon jeu, c'est parce que avant moi, avant tous ces joueurs que l'on dit «grands» en ces années 2000, il y a eu nos modèles, les idoles de notre enfance, et, avant eux, encore, un certain Raymond Kopa.
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