Passion du livre - tout sur le livre : Au grain d'Amérique

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Au grain d'Amérique

Couverture du livre Au grain d'Amérique

Auteur : William Carlos Williams

Traducteur : Jacques Darras

Date de saisie : 06/06/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Titres, n° 9

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-267-01832-5

GENCOD : 9782267018325


  • La présentation de l'éditeur

«Je décidai d'écrire un livre sur l'Amérique et les grandes figures qui avaient fait son histoire, choisissant pour chaque personnage un style en prose approprié, et n'utilisant que des documents originaux.» V.C. Williams.

«L'auteur voit le génie du continent comme une femme d'une tendresse hyper-subtile et exquise et d'une beauté révoltante. C'est une femme mythique qui va demander aux hommes une conscience sensible, une suprême délicatesse sensuelle, et en même temps [...] un pouvoir d'endurance et de résistance. Évoquer une vision de l'Amérique essentielle, c'est évoquer les Américains, les amener à la vie consciente.» D.H. Lawrence.


De père anglais et de mère mi-espagnole, mi-française, William Carlos Williams est né en 1883 à Rutherford, dans le New Jersey. Il fit ses études de médecine à l'université de Pennsylvanie où il se lia avec des poètes, comme Ezra Pound et Hilda Doolittle.

Il fréquenta Greenwich Village et les milieux littéraires de New York où il se familiarisa avec l'art moderne dès 1913. Poète lui-même, il était également romancier, essayiste, critique et peintre. Ami d'Allen Ginsberg et chef de file des jeunes poètes de son pays, il a obtenu le National Book Award en 1950 et fut récompensé à titre posthume (il est mort en 1963) par le prix Pulitzer et la médaille d'or de la Poésie.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface :

Homérique, Amérique, Colombe le Génois débarquant à l'extrême frange d'une vague méditerranéenne - la version la plus épique de cet exploit figure dans les Cantos d'Ezra Pound où la voilure latine des caravelles s'esquisse, s'esquive par reflet de traductions multiples de l'Odyssée au foyer de l'épopée originelle. Migration retournée, anachronique, ayant pour effet d'affirmer, d'affermir le lien d'une filiation mythique -

«Lors de descendre au vaisseau /
Carène sur les brisants, droit sur la mer divine, et /
De voile et de mât gréâmes le vaisseau brun».

Une ambiguïté cependant dans ce recours - faut-il entendre que l'Amérique n'a jamais eu lieu, qu'Amérique serait nom initial du désir de l'Occident, jamais plus proche de lui-même que lorsqu'il se rapatrie (Ezra Pound), jamais plus égal que dans l'arc de sa différence (D.H. Lawrence), Sirmione, Gargnano, les rives du lac de Garde toutes proches encore de l'Empire austro-hongrois quand commence le siècle, futur asile du fascisme mussolinien en décomposition, seront bientôt lieux symboliques d'une histoire entrecroisée où la figure du paysan méditerranéen, romain, ne se distinguera plus du teint cuivré des Indiens Hopis. Car l'indigénité toscane ou sarde possède en elle vertu de rapprocher ce païen dévoyé, l'Américain, de son autre lui-même, le «Peau-Rouge», seule une latinité authentique étant susceptible d'assurer leur liaison par la racine commune des paganismes sans que l'héritage culturel de la Méditerranée soit mis en péril.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli