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C'était Marguerite Duras : Tome 1, 1914-1945

Couverture du livre C'était Marguerite Duras  : Tome 1, 1914-1945

Auteur : Jean Vallier

Date de saisie : 05/06/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Fayard, Paris, France

Prix : 27.00 € / 177.11 F

ISBN : 978-2-213-62884-4

GENCOD : 9782213628844


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 1er juin 2006

... C'était Marguerite Duras, première partie, apporte des précisions sur la préhistoire durassienne. Une mine n'avait pas été exploitée : les souvenirs de Rembauville-Nicolle, le cousin Paul, témoin important de la jeunesse, que viennent compléter les confidences de Marguerite Donnadieu à son «petit journal», inédit pêché dans les archives de l'Imec. Duras doit au cousin Paul, fou amoureux d'elle, la découverte de la côte normande au début des années 30.

«L'amant de Neuilly», futur vice-consul, s'appelait Frédéric Max ; auparavant, Marguerite Donnadieu tomba enceinte l'année de ses 18 ans d'un dénommé Lecoq. Comment ils réussirent à faire passer l'avortement pour une appendicite auprès de Mme Donnadieu mère, laquelle, soit dit en passant, acceptait sans vergogne l'argent que donnait Lecoq à la petite, on a du mal à comprendre. Jean Vallier refuse la psychologie. Il ne se fie pas non plus aux textes ou aux déclarations de l'intéressée, sourd au «mélange d'affabulation et de détails pratiques, souvent calqués sur le réel» qui a, selon lui, piégé les biographes précédent (e) s. Marguerite «prostituée» par sa mère lors de l'épisode de l'amant chinois, Marguerite «battue», il n'y croit pas. Pas plus qu'à l'inceste avec le petit frère. Il est arrivé à Paul Rembauville-Nicolle d'affirmer que Marguerite Duras avait couché avec ses «deux» frères, soit il ne l'a pas répété au biographe, soit ce dernier a préféré le garder pour lui... Si l'ouvrage de Laure Adler se lisait comme un roman, Jean Vallier a fait un choix contraire. Il s'en tient au déroulé linéaire. Pas une branche ne manque à l'arbre généalogique, travail qui n'avait pas été fait... C'est là, au terme de C'était Marguerite Duras, qu'on assiste à la plus belle trouvaille. Jean Vallier a une tendresse particulière pour les photographies. Il a d'ailleurs signé l'album «Passion» Duras paru chez Textuel. Il décrit la photo de mariage des Delval, portrait gardé par Mascolo et «mis à l'abri par Marguerite». La mariée est en noir, triple fourreau de tulle. «J'ai déjà vu cette robe quelque part...»


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