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Dans les bois éternels

Couverture du livre Dans les bois éternels

Auteur : Fred Vargas

Date de saisie : 02/11/2006

Genre : Policiers

Editeur : V. Hamy, Paris, France

Collection : Chemins nocturnes

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-87858-233-8

GENCOD : 9782878582338


  • La présentation de l'éditeur

«- Danglard, la voyez-vous ? demanda Adamsberg. L'Ombre ? Le commandant revint sur ses pas, tournant les yeux vers la fenêtre et vers la pluie qui assombrissait la pièce. Mais il était trop fin connaisseur d'Adamsberg pour se figurer que le commissaire lui parlait du temps. - Elle est là, Danglard. Elle voile le jour. Vous la sentez ? Elle nous drape, elle nous regarde. - Humeur sombre ? suggéra le commandant. - Quelque chose comme cela. Autour de nous. Danglard passa la main sur sa nuque, se donnant le temps de la réflexion. Quelle ombre ? Quand, où, comment ? - Depuis quand ? demanda-t-il. - Peu de jours après que je suis revenu. Elle guettait peut-être avant, rôdant dans nos parages.»

Dans les bois éternels est le dixième roman de Fred Vargas. Ses précédents livres, traduits ou en cours de traduction dans plus de trente pays, ont reçu nombre de récompenses françaises et étrangères, dont le prix des Libraires, le prix des Lectrices Elle, le Deutscher Krimipreis.





  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 8 Juillet 2006

Chaque chapitre révèle un goût contagieux pour les tricoteurs de rêves et les allumeurs d'étoiles, une gourmandise pour les mots de traverse et les regards en coin, les détails improbables et les raisonnements extravagants. Au total, c'est une philosophie que développe Fred Vargas, une lucidité sans faille et une curiosité irréductible pour la vie, une manière toujours de montrer la lumière, même au fond du trou.


  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 1er juin 2006

Tel le Petit Poucet, l'auteur de «rompols» (romans policiers, selon Fred Vargas), s'amuse à semer des cailloux que le lecteur ramasse l'un après l'autre pour se frayer un chemin vers la maison de l'ogre. Chez Fred Vargas, il faut beaucoup de patience, car ses personnages ont l'art d'effacer leurs traces et de s'évanouir dans la nature. Mais flâner est un bonheur dans ces ouvrages placés sous le signe de la mythologie et des légendes.
C'est en flânant également, sur les bords de la Seine, par exemple, où il suit le vol des mouettes, que le commissaire Adamsberg, l'éternel rêveur, résout ses enquêtes. On se demande parfois où vont le mener ses déambulations fantasques. Sait-il au moins ce qu'il cherche ? Dans ce nouvel épisode de ses pérégrinations, le doux Jean-Baptiste est au comble de ses extravagances. Il vient d'acquérir à Paris, pour une bouchée de pain, une vieille maison dont on dit qu'elle est hantée. Que sa précédente propriétaire s'y est pendue. Pourtant, ce ne sont pas les fantômes qui l'inquiètent, mais les vivants. Comme la bande d'assassins qui sévit porte de la Chapelle, ou l'infirmière aux 33 victimes, cette tueuse dissociée dont parle la légiste Ariane... Comme toujours, le symbolisme joue un rôle clé dans ses romans. Cela participe du singulier enthousiasme que procure la sortie de chacun d'entre eux. Et «Dans les bois éternels» ne saurait décevoir ; c'est une réussite absolue.


  • La revue de presse Gérard Meudal - Le Monde du 26 mai 2006

Le dixième roman de Fred Vargas est totalement improbable. Ni plus ni moins d'ailleurs que les neuf précédents, et au fil du temps, ce qui apparaît comme la signature de l'auteur, c'est justement cette constance à rechercher "ce saugrenu de chacun des êtres, leur éclat individuel, leurs originalités aux effets incalculables"... Un policier qui s'exprime en alexandrins, cela ne doit pas être très répandu, ni franchement pratique. C'est la raison pour laquelle Veyrenc ne cesse d'être muté de commissariat en commissariat. Personne ne supporte son étrange manie mais lui n'y peut rien, c'est un traumatisme familial hérité d'une grand-mère toquée de Racine. Il est incapable de se retenir ("Hélas, je ne le puis, Seigneur, car tout m'y porte/Le sang de mon ancêtre à ce péché m'exhorte").

Parfois les alexandrins claudiquent un peu, mais ils sont dans l'ensemble si convaincants qu'on est presque tenté d'aller vérifier à la source s'il ne s'agirait pas par hasard d'authentiques citations de Racine. Plus qu'au réalisme d'une intrigue policière c'est à un usage surprenant du langage narratif que s'attache Fred Vargas... Et pourtant tous ces ornements, tous ces voiles, ne détournent pas vraiment de l'intrigue, car il y en a bien une. Avec de vrais meurtres, des méthodes d'investigation parfaitement réalistes et même une brillante légiste, Ariane, chargée de dérouler le fil conducteur de l'intrigue. Au lieu d'aborder la question de front, on accomplit de multiples détours qui sont autant d'étapes indispensables dans la solution de l'énigme... si Corneille peint les hommes tels qu'ils devraient être, Fred Vargas les peint tels qu'ils sont. La croyance en un élixir magique, une histoire de revenants, la naissance d'une rumeur, rien de tout cela n'a vraiment changé. C'est peut-être la raison de l'engouement extraordinaire que suscitent ses romans...






On trouve bien, Dans les bois éternels, le commissaire Adamsberg, policier classique empêtré dans ses problèmes sentimentaux (il est séparé de sa compagne Camille et ne voit que trop rarement son fils), des meurtres en série, les rivalités entre les enquêteurs d'une même brigade, mais toutes ces situations habituelles de l'intrigue policière sont utilisées d'une manière décalée.


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