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Un beau jeudi pour tuer Kennedy

Couverture du livre Un beau jeudi pour tuer Kennedy

Auteur : Daniel Picouly

Date de saisie : 30/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 18.90 € / 123.98 F

ISBN : 978-2-246-62191-1

GENCOD : 9782246621911


  • La présentation de l'éditeur

Jeudi 4 juin 1964 dans une cité d'Orly. Le narrateur ignore qu'il jour son destin. Un ami guette sur les toits, carabine à la main. Marie-France attend, dans l'immeuble d'en face. Ils ont 15 ans. Ils sont amoureux. Ils vivent ces années 60 qu'on dit insouciantes. Tout se passe le temps d'un jeudi. Un beau jeudi, pour tuer Kennedy.

Daniel Picouly est l'auteur, chez Grasset, de L'Enfant léopard (Prix Renaudot, 1999) et de La Treizième mort du chevalier (2004). Un beau jeudi pour tuer Kennedy est dans la lignée de Champ de personne, Fort de l'eau et du Coeur à la craie (2005).





  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 18 mai 2006

Son enfance, il n'en finit pas d'y revenir, Daniel Picouly. A moins qu'elle ne l'ait jamais quitté. Pas plus que son cortège de copains, ses douze frères et soeurs, son p'pa martiniquais et la m'am. Depuis «le Champ de personne», le lecteur est un familier de la tribu. L'action du nouveau livre se concentre sur une seule journée : le jeudi 4 juin 1964 à la «cité Million d'Orly», où la famille a élu domicile et où le père peint des palmiers sur les murs du living. La m'am, elle, s'inquiète du comportement de notre héros. A juste titre, car celui-ci a atteint l'âge redoutable de 15 ans et avec Saint-Mexan, le mauvais sujet type, il vient de monter sur les toits pour tuer Kennedy. Le président des Etats-Unis, il est vrai, ne risque pas grand-chose vu qu'il a déjà été assassiné six mois plus tôt. Mais Saint-Mexan s'en moque. Il a déjà refait le «casse du siècle» à la gare de Villeneuve-Triage. Et à présent, dans la position exacte adoptée par Oswald, il guette le passage d'une improbable décapotable pour la cribler de balles. Après quoi il aura sa photo dans les journaux, comme tout tueur qui se respecte... Picouly nous offre une sorte de précipité de roman d'apprentissage. C'est bien mené, rythmé, dialogué, déluré et joyeux, ça chavire comme dans la caboche d'un gamin endiablé. Certains jours, comme ce 4 juin à Orly, ont de quoi marquer le restant d'une vie.


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