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La véritable histoire des génocides rwandais

Couverture du livre La véritable histoire des génocides rwandais

Auteur : Bernard Debré

Date de saisie : 12/05/2006

Genre : Politique

Editeur : J.-C. Gawsewitch éditeur, Paris, France

Collection : Coup de gueule

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-35013-057-6

GENCOD : 9782350130576


  • La présentation de l'éditeur

À la lumière des travaux de la Commission d'enquête présidée par le juge Bruguière, il convient de revenir sur ce que fut, dès 1994, la thèse officielle développée par les médias sur les événements rwandais.

Huit ans après la parution du Retour du Mwami, Bernard Debré reprend et approfondit dans ce nouvel ouvrage, La véritable histoire des génocides rwandais, l'analyse qui lui avait valu à l'époque un certain nombre de critiques.

Bernard Debré n'entend remettre en cause ni l'existence ni l'ampleur du génocide perpétré par les Hutu sur les Tutsi. Néanmoins il apparaît aujourd'hui que les Tutsi des premières diasporas ont joué un rôle plus qu'ambigu dans son déclenchement et dans celui des guerres meurtrières qui ont suivi.

Son seul et unique but est aujourd'hui de rompre avec le manichéisme ambiant et de démontrer qu'au Rwanda il n'y eut pas un, mais bel et bien deux génocides... illustrant tragiquement tensions politiques et clivages ethniques qui caractérisent la région des Grands Lacs.

Bernard Debré est né en 1944 à Toulouse. Chirurgien des Hôpitaux de Paris, ministre de la Coopération de novembre 1994 à mai 1995, il est aujourd'hui député de Paris (XV arrondissement).



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  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Si l'on s'en tient aux images des journaux télévisés, la France en Afrique est bien mal partie... En Côte-d'Ivoire, des manifestations «spontanées» éclatent chaque jour devant notre ambassade pour exiger le départ de la force Licorne, pourtant mandatée par l'ONU ; devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, des «témoins» affirment que la France a entraîné les extrémistes hutu responsables du génocide perpétré en 1994 contre la minorité tutsi ; et de Bruxelles à New York, des officines, évidemment désintéressées, se demandent officiellement si la France en Afrique n'a pas, excusez du peu, une «responsabilité semblable à celle des Allemands dans la Shoah» (selon les mots du journaliste François-Xavier Verschave)...

Pendant ce temps, Paul Kagamé, président du Rwanda en exercice, peut triompher en paix. Représentant officiel des victimes tutsi, le voici exonéré de son rôle de bourreau. Quels qu'aient pu être ses crimes ultérieurs, l'ONU - qui les a pourtant reconnus, via l'enquête de la commission Garreton ! - a choisi de ne pas en tenir compte en limitant chronologiquement ses investigations au premier des génocides : celui qui a précédé son arrivée au pouvoir !

L'adage selon lequel la justice dort volontiers dans le lit des vainqueurs prend tout son sens quand les principaux bénéficiaires de la situation créée par la victoire des Tutsi sur les Hutu appartiennent à la première puissance du monde...

Dans un livre-somme, à bien des égards définitif sur la question, Pierre Péan, engagé à gauche, a démontré comment, et avec quel appui, une vérité officielle s'est mise en place depuis dix ans pour exonérer les Anglo-Saxons, en particulier les Américains, de toute responsabilité dans la crise meurtrière qui secoue la région des Grands Lacs. Catalogué à droite, et peu suspect, de fait, de défendre la politique africaine des socialistes français, l'historien Bernard Lugan, qui a vécu et enseigné dix ans au Rwanda, est arrivé aux mêmes conclusions que Péan non seulement l'armée française n'a été la complice d'aucun génocide, mais elle a sans doute évité, par sa présence, bien d'autres massacres. Il faut lire, à cet égard, le livre poignant du colonel Jacques Hogard, l'un des chefs de l'opération Turquoise, mais aussi l'un des derniers militaires français à avoir quitté le Rwanda le 21 août 1994, crucifié de ne pouvoir rester davantage pour épargner des vies. Hogard, depuis, a quitté l'armée pour créer un cabinet d'analyse stratégique. Il faut dire qu'il fut au premier rang pour constater comment un plan de communication bien huilé peut inverser la réalité et s'imposer dans les esprits comme une vérité d'évidence...

Cette vérité sur mesure, élaborée, dosée et raffinée dans les laboratoires d'opinion américains avant d'être reprise par certains professionnels de l'imposture humanitaire, nous la connaissons pour l'avoir entendue, amplifiée, de tant de bouches «autorisées» : le 6 avril 1994, l'assassinat du président hutu du Rwanda, Juvénal Habyarimana, aurait déclenché en représailles l'un des pires génocides de l'histoire de l'Afrique noire. Dans le but de venger leur président, les Hutu auraient massacré des centaines de milliers de Tutsi présents sur leur territoire, sous le regard indifférent de la communauté internationale et ce jusqu'à l'arrivée libératrice au pouvoir du Président Paul Kagamé, accouru de l'Ouganda pour protéger les siens puis installer un régime d'où les fureurs ethniques allaient être bannies...

Seulement voilà. Depuis peu, les langues se délient et cette histoire édifiante que la France était seule à contester, commence à voler en éclats.


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