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L'effondrement du temps. Volume 1, Pénétration

Couverture du livre L'effondrement du temps. Volume 1, Pénétration

Auteur : L'Impansable

Date de saisie : 12/05/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Le Grand Souffle Ed., Paris, France

Prix : 28.00 € / 183.67 F

ISBN : 978-2-916492-01-8

GENCOD : 9782916492018


  • La présentation de l'éditeur

Quand bien même l'aurais-tu pressenti dans la nuit de ta vie, tu n'aurais pas imaginé un instant que la fulgurante accélération des événements du monde n'emportait pas tes souffles vers une nouvelle époque de l'histoire, mais vers une mutation inouïe pulvérisant tes millénaires de certitudes fossiles. Car cette chose était folle, totalement inconcevable : ce fut, ce sera, et c'est l'effondrement du temps.

Et pourtant, venu du plus profond, tu étais cet enfant asphyxié dans le labyrinthe de la tragédie de la Terre, et tu cherchais, sans savoir, à respirer un nouvel air dans la conscience cardiaque des fissures de l'espèce.

Là, au centre du CRI, le virage t'avait pris comme un homme prend sa flamme, ce fut l'alerte du pas, le franchissement du mur, ceci, déjà, n'était plus un livre. Tu tenais, tu tiens entre tes mains les premières images, les premiers mots du processus : l'impensable Odyssée de la traversée du temps...



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  • Les premières lignes

L'homme a vu ses pensées traverser son cerveau. Et il les a regardées. D'habitude, il était ses pensées. Il était ce train qui n'en finit jamais d'arriver. Mais ce qu'il regardait, cette fois il l'a vu. Lui qui, d'habitude, ne sentait rien de différent de lui, a vu le train de ses pensées avec des yeux qui n'étaient pas les siens. Puis, c'est redevenu comme à son habitude, il pensait, absent, ou plutôt : ça pensait tout seul en lui. Mais des milliers de fois, et des milliers encore, l'homme a vu. Et non seulement cette pensée d'un soir, mais celles aussi qu'on dit «sérieuses», celles des savants, des artistes, des philosophes. Soudain, voir, cette sensation d'un oeil étranger au train des pensées, apparaissait comme née des limbes, avec des contours distincts, l'espace d'un clignement des paupières.

Puis, cela redevenait comme avant. On oubliait on pensait. On y pensait même, on réfléchissait. On était de nouveau porté par l'immense flux des choses indistinctes dont on faisait soi-même partie sans savoir -sans rien savoir : ni qu'on n'avait jamais vécu, que la vie n'était pas encore née, ni que le temps était un mur traversable, et qu'on allait changer de conscience...


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