Auteur : Texte et photos de Vincent-Pierre Angouillant | Bruno Oger
Date de saisie : 12/05/2006
Genre : Cuisine, Gastronomie, Vins
Editeur : J.-C. Gawsewitch éditeur, Paris, France
Prix : 40.00 € / 262.38 F
ISBN : 978-2-35013-032-3
GENCOD : 9782350130323
Le café, ce n'est pas seulement le «diamant du dessert» dont parlait Alexandre Dumas dans son Grand Dictionnaire de cuisine ; c'est aussi une histoire, des légendes amusantes, des personnages incroyables, des lieux de mémoire... et des gourmandises sucrées et salées. Bruno Oger - chef de la Villa des Lys, le restaurant doublement étoilé du Majestic-Barrière -, a accompli le tour de force de créer ou recréer une soixantaine de plats savoureux avec pour ingrédient obligé le café. Ces recettes sucrées et salées, préparées avec le chef pâtissier Sylvain Mathy sont illustrées des photographies de Vincent-Pierre Angouillant.
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Amateurs de café.
Napoléon, Frédéric II de Prusse, Jean-Sébastien Bach... les amateurs de café sont légion. Honoré de Balzac aurait, dit-on, pendant l'élaboration de la Comédie humaine, absorbé cinquante mille tasses de café, Balzac qui est au café ce que De Quincey est à l'opium et ce que Dumas est à la gastronomie, selon Jean-Jacques Brochier (dans sa préface au Traité des excitants modernes) : «Tout s'agite : les idées s'ébranlent comme les bataillons de la Grande Armée sur le terrain d'une bataille, et la bataille a lieu.» Cependant, on notera que Balzac réserve l'usage (forcément excessif) de cet excitant moderne aux gens de son espèce... Autre amateur bien connu, selon Dellile et Berchoux, Jean-Marie Arouet, dit Voltaire : «breuvage salutaire qui manquait à Virgile et qu'adorait Voltaire». En France, on raconte que Louis XV aimait prendre son café en compagnie de la comtesse Dubarry. Le sanguinaire Marat en absorbait trente-cinq tasses quotidiennement : «Pris à pareille dose, le café est certainement un poison et il paraît bien établi que l'Ami du peuple n'eût pas tardé à y succomber si le couteau de Charlotte Corday n'en eût prévenu les effets», commente Arthur Mangin. Le pape Clément VIII, à la fin du XVIe siècle, but une tasse de ce breuvage diabolique, et décida sur-le-champ que celui-ci était si merveilleusement délicieux que ce serait un péché plus grave d'en interdire l'usage que de le permettre, même s'il flattait trop la gourmandise...
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