Passion du livre - tout sur le livre : La ligne de partage

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

La ligne de partage

Couverture du livre La ligne de partage

Auteur : Nicholas Evans

Traducteur : Françoise du Sorbier

Date de saisie : 11/05/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-226-17317-1

GENCOD : 9782226173171


  • La présentation de l'éditeur

Un corps encastré sous la glace d'un torrent du Montana. C'est tout ce qu'il reste d'Abbie Cooper, recherchée dans tous les Etats-Unis pour meurtre et actes «d'éco-terrorisme». Comment la jeune fille a-t-elle trouvé la mort ? Quelle dérive a pu entraîner l'enfant choyée d'une famille aimante à une fin aussi tragique ?

Des rues de New York aux majestueuses Montagnes Rocheuses, La Ligne de partage nous entraîne dans l'histoire d'une famille brisée par la trahison, essayant désespérément de retrouver le bonheur enfui.

Dix ans après L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, le grand retour de Nicholas Evans avec un roman puissant, épique, véritable thriller du coeur humain.


L'Anglais Nicholas Evans est l'auteur du célèbre best-seller L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (plus de 10 millions d'exemplaires à travers le monde, plus de 300 000 chez Albin Michel), ainsi que Le Cercle des loups et Le Coeur des flammes.



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • La revue de presse Anne Berthod - L'Express du 1er juin 2006

Un style efficace, une trame sentimentale et de grands espaces en toile de fond : Nicholas Evans, auteur britannique de L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, le reconnaît : «Mes histoires sont américaines et j'écris comme un Américain.»... La Ligne de partage, «thriller du coeur humain» selon la quatrième de couverture - cette expression douteuse finit par faire sens - commence comme un thriller tout court : des skieurs découvrent le corps d'une jeune fille emprisonné sous la glace d'un torrent. Il s'agit d'Abbie Cooper, recherchée pour meurtre et actes d'écoterrorisme. Accident ? Suicide ? Meurtre ? Evans, «friand de ce genre de tricherie», sait appâter le lecteur... Réunie par le drame, cette famille déchirée est auscultée avec acuité. Chaque caresse repoussée, chaque insulte regrettée constitue un redoutable rebondissement.



  • Les premières lignes

Levés avant l'aube, ils sortirent sous un ciel sans lune criblé d'étoiles. Leur haleine montait en vapeur dans l'air glacé, leurs bottes crissaient sur les graviers gelés du parking. Une seule voiture était garée à côté du motel, la vieille familiale dont le capot et le toit étaient couverts de givre mat qui réfléchissait la lumière. L'adolescent fixa les skis sur le toit pendant que son père rangeait leurs sacs, puis contournait la voiture pour enlever le journal coincé entre les essuie-glaces et le pare-brise. Raidi par le gel, le papier craqua dans ses mains lorsqu'il le roula en boule. Avant de monter en voiture, ils s'attardèrent un instant, debout, pour écouter le silence et regarder vers l'ouest les montagnes qui se détachaient sur le ciel étoilé.

La petite ville dormait encore. Ils longèrent sans bruit la grand-rue en direction du nord, passèrent devant le tribunal, la station-service, le vieux cinéma et traversèrent les flaques de lumière pâle des réverbères, le reflet de la voiture glissant sur les devantures sombres des magasins. Le seul témoin de leur départ fut un chien gris qui montait la garde à la lisière de la ville, la tête basse, les yeux d'un vert fantomatique dans le faisceau des phares.

C'était le dernier jour de mars et il restait encore un peu de neige sale au bord de la route. La veille, en roulant vers l'ouest dans la plaine, ils avaient remarqué un premier soupçon de vert dans l'herbe décolorée. Avant le coucher du soleil, ils étaient sortis du motel pour se promener et avaient entendu une alouette des prés siffler comme si l'hiver était parti pour de bon. Mais derrière les ondulations des terres cultivées, le Front des montagnes Rocheuses, un antique mur de calcaire de cent soixante kilomètres de long était toujours recouvert d'une croûte blanche, et le père déclara qu'ils trouveraient sûrement encore de la bonne neige de printemps.

A un kilomètre et demi au nord de la ville, ils quittèrent l'autoroute pour prendre sur la gauche une route menant au Front, une trentaine de kilomètres plus loin, presque sans un seul virage. Ils virent des cerfs à queue noire et des coyotes ; au moment où l'asphalte cédait la place au gravier, un grand hibou aux ailes pâles sortit des peupliers, fit une embardée et se mit à glisser devant eux à la hauteur des phares, comme s'il en pilotait le faisceau. A mesure qu'ils roulaient, la muraille de la montagne approchait, d'un bleu ténébreux et prémonitoire ; elle finit par donner l'impression de s'ouvrir et ils se trouvèrent dans une sorte de couloir sinueux où une rivière de neige fondue se précipitait en cascade entre des troncs nus de trembles et de saules, tandis que des falaises de rochers ivoire couvertes de pins se dressaient de part et d'autre sur trois cents mètres de hauteur.

La pente se faisait plus raide et quand la neige tassée commença à la rendre dangereuse, le père arrêta la voiture pour mettre les chaînes. Lorsqu'ils descendirent, l'air était glacial, sans un souffle de vent, et envahi par le vacarme du torrent.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli