Auteur : Daniel Besnehard
Date de saisie : 09/05/2006
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Julliard, Paris, France
Prix : 17.00 € / 111.51 F
ISBN : 978-2-260-01716-5
GENCOD : 9782260017165
«ABECEDARY : Quand on additionne les chiffres de la date de naissance de Pierre, on arrive à 26. Ce nombre est celui des lettres de L'alphabet. Pierre est écrivain. Prédestination ? Pierre a un frère jumeau, PascaL, né une heure après lui et qui n'a jamais publié une Ligne. Pierre a depuis plus de vingt ans un compagnon américain, Gary. Ils vivent entre deux pays, deux langues.»
Pierre et Gary s'aiment, mais habitent à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Ils se retrouvent au fil des mois à Paris, New York, Prague ou Sydney. Leur histoire est simple, et pourtant : Pierre lé Français a un jumeau, Pascal, gay lui aussi. Pierre est aussi mince que son frère est imposant; son amant, Gary, l'Américain, ressemble, lui, plus qu'étrangement au jumeau de Pierre. Certaines coïncidences ne peuvent étre anodines... 52 courts textes, 2 fois les 26 lettres de l'alphabet. Les confessions pudiques de Pierre en forme d'abécédaire esquissent le portrait drôle et poétique d'un trio hors norme.
Né en 1954, Daniel Besnehard est actuellement conseiller artistique au Théâtre national populaire. Il est l'auteur d'une quinzaine de pièces jouées dans toute la France. Ce livre est son troisième roman après Pupuce et Décalé.
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Quand il écrit pour le théâtre, Daniel Besnehard se situe dans une tradition tchékhovienne de mélancolie au quotidien. Mais quand il s'adonne à l'autobiographie, l'ironie l'emporte. Dans «Pupuce», il racontait son enfance à Houlgate, et dans «Décalé», ses années d'étudiant à Caen. «Doublon» confronte deux gémellités, la première, biologique, la seconde, amoureuse. Le frère jumeau, Dominique, ici nommé Pascal, est le célèbre «agent des stars». Il refile à Daniel les cachemires trop petits que lui ont donnés ses actrices adorées. Le dimanche, le chouchou du Tout-Paris s'enferme chez lui pour se transformer en fée du logis. Le faux jumeau, c'est Gary, l'amant américain, rouquin d'origine irlandaise qui garde toujours un oeil sur la balance. Gary et Daniel se retrouvent à New York ou à Paris, se téléphonent tous les soirs depuis vingt ans.
L'auteur égrène les hauts et les bas de la vie comme elle va, sous la forme d'un abécédaire, d'«Ardoises angevines» à «Zoo de Bamako»...
Abecedary.
5 + 2 + 1 + 9 + 5 + 4 = 26. Quand on additionne les chiffres de la date de naissance de Pierre, on arrive à 26.
Ce nombre est celui des lettres de l'alphabet. Pierre est écrivain. Prédestination ?
Pierre a un frère jumeau Pascal, né une heure après lui et qui n'a jamais publié une ligne.
Pierre a depuis plus de vingt ans un compagnon américain, Gary. Ils vivent entre deux pays, deux langues.
Pierre rédige un livre qui doit sortir l'année de ses cinquante-deux ans. Le troisième à caractère personnel. Après l'enfance dans le premier, l'adolescence et les premières années de la vie d'adulte dans le second, comment raconter sa maturité, cette période entre trente et cinquante ans où se profilent les premiers déclins ?
II a choisi de se libérer de la narration chronologique et d'écrire sous la forme d'un abécédaire. En hommage à son jumeau et à son amant, c'est même un double abécédaire. Il va raconter en 26 fois 2, en 52 textes...
Deux titres par lettre, un en français, un en american-english.
Dans son livre, Pierre, homme banal à souhait, est l'acteur principal. Dans son casting romanesque, Pascal, le twin brother, et Gary, l' US lover, sont des sortes de vedettes américaines. Ils auront l'honneur du sous-titre.
Autour du trio central, des personnages : Rose, mère de Gary, les parents des jumeaux, pas mal d'amis. Il y a aussi des villes, de courtes réflexions, des états d'âme, des songes...
Dans ce puzzle en 52 morceaux, Pierre aimerait dire modestement un peu de ce temps bouleversé que nous traversons, à la charnière des XXe et XXIe siècles.
Pierre n'écrit pas pour se grandir, flatter ses proches ou accabler des ennemis. Souvent, il se cache pour se livrer et ment quand on croit qu'il avoue.
Au fil des textes, il tente de dessiner un portrait de groupe. On regarde des humains sous différents angles. La justesse ne peut naître comme dans une toile cubiste que de l'éclatement et de la confrontation au vivant.
Du Bellay a vanté la «douceur angevine». Pierre vécut près de vingt ans dans la capitale de l'Anjou, il sait que cette réputation n'est pas usurpée. A very sweet tocan, approuvait Gary, débarqué de sa frénésie new-yorkaise.
La ville a le sourire, la vie peut y être douce. Une rivière docile, le calme fleuri des parcs publics, un chouette équilibre de verdure et de bâtisses, des musées de premier ordre, bien rénovés, un château médiéval dont les tours font penser aux pattes d'un éléphant, des théâtres de qualité, un festival de cinéma de réputation européenne.
À Angers, la pierre blanche, comme oxygénée par le soleil, a pour nom tuffeau. Même si les fameuses ardoisières de Trélazé ne sont plus en activité, l'ardoise reste un symbole local.
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