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Mille regrets

Couverture du livre Mille regrets

Auteur : Vincent Borel

Date de saisie : 24/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : S. Wespieser éditeur, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-84805-025-6

GENCOD : 9782848050256


  • La dédicace de l'auteur

Comme pour Baptiste, au début de cette aventure il y a la musique, en l'occurrence le prégnant pouvoir de la polyphonie franco-flamande et l'étrange histoire du chantre Nicolas Gombert. Puis la passion d'une langue, le français, et sa gésine dans les années 1500-1550, entre réforme et humanisme, Lefèvre d'Étaples et Rabelais. Alors survient la deuxième Guerre du Golfe et le brutal retour de mots passés de mode : croisade, mur, orient contre occident, axe du mal... Depuis des siècles que les trois civilisations du Livre se mènent la même guerre de textes, voici qu'une poignée de crétins élus jouent les boutefeux et qu'autant d'esprits jadis éclairés, à présent reclus dans l'obscurantisme, nous prennent en otage. Entre histoire ancienne et contemporaine m'est donc venu ce roman picaresque saupoudré d'humour et de dérision. Toutes choses nécessaires dans ce moult regrettable retour du refoulé que l'on nous condamne à vivre aujourd'hui. (Vincent Borel)



  • La présentation de l'éditeur

Foisonnant, picaresque, le roman de Vincent Borel retrace, sur fond de lutte de pouvoirs entre Charles Quint et Soliman le Magnifique, le destin de trois personnages échappés des galères par la grâce d'un naufrage.
Rachetés par le bey d'Alger en 1541, ils connaissent des fortunes diverses. Nicolas Gombert, chantre châtré élève du grand Josquin Desprez, se convertit, un temps, à l'Islam. Son compagnon d'infortune, Garatafas, le beau Turc, favorise la conception de l'héritier impérial à l'occasion d'une scène de séduction digne des Mille et Une Nuits et le pauvre Sodimo di Cosimo, graveur virtuose, devient prisonnier - et travesti - dans une tribu nomade.
Mille Regrets, la chanson de Gombert tatouée sur la peau de Garatafas, est au coeur d'un véritable roman d'espionnage. Les trois compères rejoignent à Ratisbonne un Charles Quint déjà en fin de règne. Ils croisent Hernan Cortés, Barberousse, Benvenuto Cellini, Andrea Doria et quelques autres figures d'un XVIe siècle qui fait écho à notre XXIe siècle naissant, gros d'humanisme généreux comme de violences religieuses.
Pour observer la vaine agitation des hommes, les dieux sont au balcon. Enchâssant les récits avec brio, Vincent Borel met en scène Allah, Yahvé et Dieu le Père qui, flanqués de divinités antiques, ripaillent et échangent des propos désabusés...
Tout ne se termine pas exactement en chansons... mais c'est bien comme une magnifique tentative de déjouer les intégrismes qu'on peut lire Mille Regrets. A la manière d'un roman comique.



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  • La revue de presse Michèle Gazier - Télérama

On ne résume ni ne raconte ce roman savoureux, débordant d'histoires drôles ou tragiques, qui déroule les aventures rocambolesques de Nicolas Gombert, chantre châtré et élève du célèbre musicien Josquin Desprez... Plus qu'un roman historique, Mille Regrets est un roman picaresque mâtiné de conte oriental avec ce que cela comprend de récits, d'aventures, de magie, d'humanisme et de philosophie. Vincent Borel nous parle d'un monde qui ressemble au nôtre. Et à la manière truculente des romanciers espagnols du XVIe siècle, il nous en révèle les ombres et les lumières.


  • La revue de presse Olivier Le Naire - L'Express

Il s'appelle Vincent Borel et, après quelques romans générationnels sulfureux, il se lance dans une fresque historique, folle, foisonnante, ambitieuse, où l'épique se mêle au poétique. Un vrai défi littéraire. Mille Regrets commence en 1541, sur la galère Viole de Neptune, où la chiourme s'ennuie ferme et raconte des histoires... Sous le voile du picaresque, cette plongée au coeur du XVIe siècle est affaire d'ambiance, d'écriture, de sensualité. Et, si le lecteur se perd parfois dans le labyrinthe, on ne peut que tomber sous le charme de ce roman naviguant dans le sillage de L'Odyssée et des Mille et Une Nuits.


  • La revue de presse Sébastien Lapaque - Le Figaro

C'est une symphonie héroïque pleine de bruits, d'éclats, de beaux gestes et de nobles couleurs. Une furie, non pas française, mais espagnole, italienne, impériale, barbaresque, sur fond de lutte en Méditerranée entre Charles Quint et Soliman le Magnifique.

Entré en littérature en 1995 avec Ruban noir, un roman contemporain drôle et grinçant, bientôt suivi de Vie et mort d'un crabe, Vincent Borel s'éloigne un peu plus de notre époque pour s'inventer un bon vieux temps qui n'appartient qu'à lui.

Après le Grand Siècle flamboyant de Baptiste, audacieux portrait de Lully en héros baroque, voici Mille regrets : les ris, les jeux et les fureurs de la Renaissance à bord de la Viole de Neptune, une galère de Sa Majesté le roi très catholique, stationnée entre Alger et Ibiza. À bord, toutes sortes d'hommes, ruffians et aventuriers, damnés de la terre et demi-soldes de la douceur de vivre... ce livre touffu n'est pas un roman historique mais une fantaisie baroque. L'oeuvre d'un écrivain à qui l'Histoire a servi de prétexte pour donner libre cours à son imagination... Cependant, rien de moins gratuit que cet enchaînement de surprises et de rebondissements, de périls et de rencontres auxquels Mille Regrets, la chanson de Gombert tatouée sur la peau de Garatafas, sert de basse continue. Fièrement, sans lenteur, M. Borel initie son lecteur à la morale des vaincus magnifiques : ils ont perdu la guerre, mais c'est eux qui avaient les plus belles chansons.


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