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Cinq matins de trop

Couverture du livre Cinq matins de trop

Auteur : Kenneth Cook

Traducteur : Mireille Vignol

Date de saisie : 23/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Autrement, Paris, France

Collection : Littératures

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-7467-0823-5

GENCOD : 9782746708235


  • La présentation de l'éditeur

«Voilà une caractéristique bien particulière des gens de l'Ouest, songea Grant. Tu peux coucher avec leurs femmes, spolier leurs filles, vivre à leurs crochets, les escroquer, faire presque tout ce qui te frapperait d'ostracisme dans une société normale : ils n'y prêtent guère attention. Mais refuser de boire un coup avec eux et tu passes immédiatement dans le camp des ennemis mortels. Et merde, à quoi bon ? Il ne voulait même plus penser à l'Ouest, à ses habitants et à leurs manies. Laissons-les tranquilles. Une fois à Sydney, qui sait, il ne remettrait peut-être plus jamais les pieds ici.»

Jeune instituteur planté au fin fond de l'Outback, coeur de l'Australie, John Grant doit passer la nuit à Bundanyabba avant de prendre l'avion pour des vacances à Sydney. Il dépose ses valises à l'hôtel, va boire un verre et jouer dans l'un des nombreux pubs de cette petite ville surchauffée et poussiéreuse, où tout le monde s'ennuie...

Thriller atypique, à la fois initiatique et nihiliste, Cinq matins de trop nous transporte dans le cauchemar éveillé d'un homme ordinaire, autant acteur que spectateur, petit à petit enchaîné à l'alcool, au jeu, au sexe, à la violence, à l'autodestruction.



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  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 3 mai 2006

Le paradis sur Terre n'existe pas. L'enfer, si. En Australie, par exemple, au fin fond de l'Outback, un de ces endroits de rien, paumé, qui ne semble exister que pour porter la poisse au jeune héros de ces Cinq Matins de trop. John y est instit. Il salue ses élèves, des gamins de 5 à 17 ans qui l'ignorent superbement. Sans regrets, il les regarde quitter la classe : enfin les vacances ! Sydney et sa petite amie sont à des milliers de kilomètres. John rêve de ce retour depuis un an. Très vite, dès les premières pages, le rêve se transforme en cauchemar. Grandiose... Cinq Matins de trop, roman de la folie, de la désespérance, de l'autodestruction, devenu un classique en son pays, est, lui, un livre qui cogne. Dur. Et on en redemande !


  • La revue de presse Astrid de Larminat - Le Figaro du 27 avril 2006

Rien de tel qu'un bon cauchemar pour reprendre goût à la normalité des choses de la vie. Telle pourrait être la morale, non dénuée d'humour noir, de ce roman du Grand Ouest australien. Paru en 1961, Cinq Matins de trop de Kenneth Cook (1929-1987) est considéré comme un classique dans ce pays mal connu sous nos latitudes...

Dans le train qui l'emmène à Bundanyabba, bourgade où il doit prendre l'avion le lendemain pour Sydney, le coeur léger et le chèque de sa paie en poche, John songe aux six semaines de vacances qui l'attendent et se laisse aller à rêver à la jupe blanche de Robyn. Mais son voyage va tourner court, ou plutôt s'enliser à Bundanyabba, ville minière dont les habitants, d'une cordialité envahissante, n'ont de cesse de lui payer des coups à boire. La bière coule, encore et encore et John Grant sombre «dans les couloirs élastiques et pastels de l'ébriété»... L'auteur excelle à décrire les variations de l'état d'esprit du buveur, dont la conscience, embrumée en même temps qu'aiguisée par l'alcool, est comme dissociée entre celui qui s'observe, et celui qui agit, ou plutôt «est agi» par les circonstances...


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