Passion du livre - tout sur le livre : Toi, ma mère : écrivains, artistes et anonymes se souviennent de leur mère

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Toi, ma mère : écrivains, artistes et anonymes se souviennent de leur mère

Couverture du livre Toi, ma mère : écrivains, artistes et anonymes se souviennent de leur mère

Auteur : Témoignages recueillis par Anne-Laure Schneider

Date de saisie : 25/04/2006

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-226-16789-7

GENCOD : 9782226167897


  • La présentation de l'éditeur

À la lumière ou à l'ombre de leurs souvenirs d'enfance, écrivains, artistes ou anonymes, femmes et hommes d'hier et d'aujourd'hui, de tous âges et de tous milieux, ils ont accepté d'évoquer l'image de leur mère, ravivant, au fil des mots, leurs émerveillements comme leurs blessures.
Mère poule ou mère indigne, mère biologique ou mère adoptive, mère courage ou mère abusive, mère adulée ou mère «Folcoche», mère ogresse ou mère énigmatique... autant de figures maternelles récurrentes, de voix et de destins singuliers, illustrés dans ce florilège par des témoignages poignants, des pages bouleversantes d'amour ou de déni, de haine ou de pardon, d'incompréhension ou d'amers regrets.





  • Les premières lignes

Un air de famille.

«Il faut à l'ombre du père faire quelque chose avec la matière de la mère», lisais-je dans le «Journal de la déchirure» d'Henry Bauchau... Forte des textes recueillis dans l'ouvrage «Toi, mon père», j'ai fini par me pencher sur la Mère, cette autre filiation. Vaste sujet tant rebattu, dira-t-on. Parce qu'essentiel, primordial et fondateur, dans la vie comme dans l'écrit. Paradigme de la relation entre soi et l'autre.

À petits pas, si ce n'est à reculons, je dois bien l'avouer, j'ai commencé à lire ou relire, me documenter, rencontrer, interroger, convier les écrivains, cinéastes, compositeurs et quelques anonymes à l'écriture de courts textes sur leur mère, leur relation à elle, leur vrai lien avec elle...

Nombreux s'y étaient déjà appliqués, consacrant quelques lignes, quelques pages, quelques notes ou quelques mètres de bobines à leur mère, nous offrant un régal de littérature, de cinéma, de chanson populaire et autant d'hymnes à la figure maternelle. Certains seront ici volontairement omis, la place étant limitée : Aragon, Bataille, Bazin, Beauvoir, Bergman, Colette, Ellroy, Gary, Gide, Handke, Proust... références prestigieuses, les plus lues, parmi tant d'autres.

«Si c'est une tâche difficile et délicate que de définir l'essence du mythe paternel, combien plus obscur et plus fragile encore est le mystère de la mère ! Car elle nous est plus proche que le père, qui reste un étranger pour son fils. Elle est la figure la plus familière, elle est l'indispensable», affirmait Klaus Mann dans «Le Tournant».

Se confronter à ce lien matriciel, symbiotique et charnel donc volontiers fusionnel ou exalté, se révèle en effet une gageure des plus intimes. Évoquer ses origines, l'image de sa mère, celle qui nous a porté en elle, puis expulsé pour nous donner naissance, c'est accepter de se dévoiler, de se livrer tout entier, en offrant à son tour en pâture sa propre mère au monde... C'est, jouant au magicien, par le truchement des mots, faire renaître sa mère à la lumière ou à l'ombre de ses souvenirs d'enfance. Raviver ses blessures, comme ses émerveillements. «L'artiste s'exposant à dessiner l'image de sa propre mère a une occasion, sans seconde, d'exprimer le tréfonds de lui-même», écrivait Proust...

L'émotion et la densité sinon l'intensité du propos ont donc gouverné cet ouvrage. Mère poule ou mère indigne, mère biologique ou mère adoptive, mère courage ou mère abusive, mère adulée ou mère «Folcoche», mère ogresse ou mère énigmatique... autant de figures maternelles récurrentes, de voix et de destins singuliers, illustrés dans leur diversité et leur richesse par des témoignages poignants, des pages bouleversantes d'amour ou de déni, de haine ou de pardon, d'incompréhension et d'amers regrets.

Les refus - rien de surprenant - furent nombreux. On aura invoqué les affres de l'autofiction, on se sera excusé de ne pas avoir une mère suffisamment inspiratrice et surtout d'avoir une mère... toujours vivante. Difficile, délicat, oui, d'exprimer le vrai, l'enfoui ou l'indicible, la réalité de ses sentiments sans froisser le ventre d'où l'on est né, ou la fratrie issue du même. Quand bien même une mère, comme le prétend Pedro Almodôvar, «ça résiste à tout»...


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli