Auteur : Gilles Grenier
Date de saisie : 25/04/2006
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France
Collection : Roman initiatique
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-7538-0170-7
GENCOD : 9782753801707
Samuel vit dans un monde où chaque relation est fondée sur le semblant et le paraître et où les «ébruiteurs», qui manipulent les hommes à travers de puissants réseaux, règnent en maîtres. Les sentiments sont oubliés. La vie, sous toutes ses formes, n'est plus respectée.
Le jeune banquier ne comprend pas ce que lui veut ce vieil homme, étrange et secret, qui le suit sans relâche, pour lui faire découvrir la face cachée d'un univers trop doré. Peu à peu les apparitions aussi multiples qu'étranges du vieil homme ne le surprennent plus. Samuel comprend que le hasard n'existe pas, qu'aucune rencontre n'est inutile. Il apprend à lire les signes de la vie.
Ce livre est une fable moderne et réaliste, un conte de vie à consommer (enfin !) sans modération. Comme Samuel on se sentira abordé par un «Éveilleur», un être en quête depuis longtemps, qui permet à celui qui s'interroge de retrouver son âme. Le vrai bonheur existe et il est intimement lié à la réalisation de son être.
Comme Samuel, écoutez l'«Éveilleur» et ouvrez votre âme aux trésors !
Gilles Grenier a été viticulteur dans le Bordelais, et a occupé d'importantes fonctions dans le milieu viticole. Il a assuré trois mandats successifs de Maire. Puis, à 43 ans, il a tout abandonné pour écrire et satisfaire un rêve tenace : il a enfin trouvé le temps, et aussi une muse...
En ce 11 janvier, Samuel Galley est né à 1 heure 11.
Il s'est senti expulsé de cette enveloppe dans laquelle il était si bien. Le bébé lutta quelques secondes, refusant de quitter cet environnement qui le protégeait, mais il commençait à suffoquer. Ses petits poumons se libéraient. Il sentit des mains qui l'attrapèrent autour du cou, le tirèrent vers l'extérieur sans délicatesse. En même temps, une force invisible le poussait à sortir, favorisée par son corps glissant à travers une sorte de cylindre qui l'enserrait encore.
Le nouveau-né entendit des bruits diffus. Une violente lumière l'aveugla. Il hurla, crachant ce qui le gênait, en absorbant de l'oxygène.
Samuel comprit qu'il était arrivé et il eut peur.
Il s'habitua rapidement à la lumière et sentit la peau douce de sa mère qu'il reconnut aussitôt. Il était enfin contre elle, apaisé et respirant doucement. Ce corps qui l'avait porté, continuait à le protéger.
Beaucoup d'ombres s'agitaient autour de lui et des éclats de voix connues se mêlaient en un brouhaha gênant. Les doigts de sa mère couvraient son corps mais il commençait à avoir froid, à regretter cette douce chaleur et cette quiétude qu'il venait de quitter. Une valse lumineuse de formes gigantesques lui caressait parfois le dos ou la nuque, avec beaucoup d'attention. Il serra les poings sur la peau moite et chercha à comprendre ce qui défilait devant lui.
Puis Samuel vit le vieil homme, très nettement, en une image aux couleurs pastel et chaudes. Il fut surpris et le dévisagea attentivement. Qui était-ce pour le distinguer si facilement sans être aveuglé ?
- Je suis le vieil homme, lâcha une voix douce qui l'enveloppa très lentement.
C'était formidable ! Il pouvait communiquer. Quelqu'un pouvait enfin le comprendre. Cette personne lui souriait et il ressentit sur lui toute la tendresse et l'amour qu'il lui offrait.
- Je suis content de te voir, poursuivit-il sans le quitter des yeux, et j'espère que tout s'est bien passé pour toi.
-
- Oui, maintenant ça va mieux, mais j'ai eu peur !
- C'est normal, tu viens de changer de monde. Tu verras, tu t'y adapteras très vite.
- Mais qui je suis ? D'où je viens ?
- Tu es une âme-algame, répondit le vieil homme. - Une âme-algame ? s'étonna Samuel.
- Oui, tu es un tout. Ton âme et ton corps ne font qu'un. C'est pour cela que nous pouvons communiquer, mais cela s'estompera, petit à petit, pour disparaître, expliqua-t-il avec amertume.
- Mais je ne veux pas ! Je veux toujours pouvoir te parler.
- Tu ne pourras pas empêcher ton corps de maîtriser ton âme.
- Pourquoi ?
- Parce que les hommes vont éduquer ton corps et oublier ton âme.
- Ils ne sont pas gentils ?
- Ils ne savent pas.
- Pourquoi tu ne leur dis pas ?
- Ils ne savent pas écouter.
- C'est triste... Moi, je ne veux pas oublier mon âme. - Il t'appartiendra de la retrouver et de savoir l'écouter. - C'est difficile ?
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