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Une enfance lingère

Couverture du livre Une enfance lingère

Auteur : Guy Goffette

Date de saisie : 26/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-07-077954-3

GENCOD : 9782070779543


  • La présentation de l'éditeur

«Lingère, légère.
On a vite fait de glisser de l'un à l'autre.
C'est ce qui reste d'une enfance passée entre dentelle et frisson, et qui flotte dans l'air longtemps après que les grands secrets ne sont plus.»

Guy Goffette





  • La revue de presse Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 1er juin 2006

On a connu les parnassiens, les surréalistes, les élégiaques. On a eu les poètes maudits, les contemplatifs, les trousseurs de sonnets, les bucoliques en sabots et les migrateurs aux semelles de vent. Et puis il y a les autres, les inclassables, les poètes sans école qui écrivent juste comme ils respirent, à la façon jadis d'un Francis Jammes aux savantes simplicités, d'un René-Guy Cadou dont la phrase sinue comme un chemin à la campagne, à la façon de Guy Goffette aujourd'hui, disciple ô combien inspiré de ces maîtres inoubliables, qui soudoie les anges sans paraître y toucher, un poète capable de vous attraper même avec des riens, s'il le veut, l'image d'un talus à coquelicots, la fine moustache de l'oncle rieur ou la singulière amertume des endives braisées.
Et les souvenirs claquent au vent d'«Une enfance lingère», un roman d'une saveur rare où, loin de renoncer à son art poétique, l'écrivain joue en virtuose sur les «blancs» du texte, les intervalles, les silences, les non-dits... Entre chronique et confession, «Une enfance lingère» nous promène dans la mémoire d'un monde évanoui. La France de Louison Bobet et de la famille Duraton n'aurait pas dépaysé Flaubert. On se la joue cow-boy en cachette des grands, mais on apprend le métier d'homme dans la «Vie des martyrs illustrée». Traduit en Goffette, poète libre de toute école, cela donne : «Le cul n'avait pas la réputation flatteuse qu'il a de nos jours.»... c'est un bonheur sans mélange que dispense la plume légère de Guy Goffette.


  • La revue de presse Sébastien Lapaque - Le Figaro du 18 mai 2006

Guy Goffette Le poète fait le récit personnel de son enfance à partir d'expressions très lointaines qui remontent à sa mémoire.

A son ami Degas, qui lui confiait un jour qu'il n'arrivait pas à écrire mais qu'il avait des idées, Mallarmé répondit : «Ce n'est point avec des idées, mon cher Degas, que l'on fait des vers. C'est avec des mots.» Cette remarque ne vaut pas seulement pour la poésie.

Guy Goffette le sait bien, qui n'a jamais changé d'intention en passant à la prose. Poète amoureux des vers impairs, auteur de récits intimistes et de monographies dédiées à des «capitaines» (Paul Verlaine, Pierre Bonnard, W. H. Auden), il publie aujourd'hui un deuxième roman dont l'objet est de réveiller les paroles gelées de son enfance, à la façon de Pantagruel et de ses compagnons dans le Quart Livre de Rabelais. «Nous avons vu des mots de gueule, des mots de sinople, des mots d'azur, des mots de sable, des mots dorés. Une fois réchauffés entre nos mains, ils fondaient comme neige, et nous les entendions réellement.» Ces mots d'enfance que Guy Goffette s'emploie à réchauffer en leur donnant une existence romanesque sont tour à tour triviaux, gracieux, nostalgiques, effrontés, élégiaques. Il leur arrive de se télescoper en des expressions envoûtantes, comme ce «cul dans la soie» que Simon, le narrateur, entend de la bouche de son père...

C'est ainsi qu'on sort avec fierté de l'enfance. Et on se bat toute sa vie pour y rentrer.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 19 avril 2006

... A travers quelques anecdotes sensuelles et joyeuses, le narrateur revisite son enfance des années 50 dans une campagne plutôt sévère où les parents ne câlinent pas les enfants,... Mais il y a le lavoir et son eau bleu de méthylène, les femmes aux bras ruisselants, aux poitrines tremblantes, aux conversations parfois salaces. Il y a l'oncle cavaleur qui vend des dessous féminins à des clientes qui en redemandent et le premier amour pour une fillette qui montre sa «zizoute» derrière le corbillard abandonné dans la grange. Même l'église est un lieu de délices quand deux belles jambes gainées de nylon gris dépassent du confessionnal. Tous ces froissements de dentelles légères sont autant de souvenirs fragiles comme la vision fugitive d'une jarretière de mariée...


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