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Le livre des jours

Couverture du livre Le livre des jours

Auteur : Michael Cunningham

Traducteur : Anne Damour

Date de saisie : 22/04/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-7144-4025-9

GENCOD : 9782714440259


  • La présentation de l'éditeur

Après l'immense succès des Heures, un roman envoûtant. Grâce de l'écriture, fulgurance des mots et incroyable maîtrise narrative, Michael Cunningham nous revient avec une oeuvre dense et intensément poétique.

«Le Livre des jours est une méditation sur la vie et la mort célébrant la connexion spirituelle qui, pour Whitman et Cunningham, nous relie, non seulement aux autres, mais aussi à ceux qui sont partis, comme à ceux qui sont à venir. La perte sous-tend chacune des trois histoires du roman. Dans chaque cas, cependant, la perte est rachetée par la connaissance du Tout de la vie, le continuum humain qui transcende le temps et la mortalité elle-même.»

San Francisco Chronicle



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  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 10 mai 2006

Il faut avoir un bel aplomb pour faire du poète Walt Whitman l'ombre tutélaire d'un roman destiné à un large public. Michael Cunningham n'en est pas à son premier grand écart. Son précédent livre, Les Heures, avait Virginia Woolf pour ange gardien. Résultat : des ventes internationales par millions, un prix Pulitzer et une adaptation au cinéma avec Nicole Kidman, oscarisée pour son rôle de poétesse en perdition. Six ans plus tard, Le Livre des jours semble creuser le même sillon : trois époques, trois histoires qui se répondent et un écrivain en héros récurrent. Mais la comparaison s'arrête là, car le romancier est loin d'avoir cherché la facilité dans cette oeuvre tricéphale qui fait le portrait d'une Amérique à la dérive... L'écrivain s'amuse à glisser une enquête policière, à placer des objets qui apparaîtront dans chaque chapitre comme de légers indices, à imaginer un cyborg amoureux d'une alienne couleur émeraude. Whitman lui-même apparaît un instant, tel un «saint Nicolas visionnaire», grand barbu riant aux éclats.

Pourtant, l'oeuvre n'est jamais déroutante, simplement ambitieuse comme une épopée...


  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 4 mai 2006

Ils ne sont pas si nombreux, les écrivains dont la puissance romanesque leur permet de créer de toutes pièces des univers qui ressemblent à peu près au nôtre, hantés de personnages parfaitement déchirants, malmenés par la misère, la violence qui les cerne et les rêves indécis qui les animent. Ils ne sont pas si nombreux non plus les écrivains qui, comme Michael Cunningham, ont l'air de se ficher royalement du monde. Sans ver-gogne, d'une oeuvre à l'autre, ce dernier n'hésite pas à resservir les mêmes recettes... Dans «le Livre des jours», Cunningham nous propose encore trois histoires qui se déroulent à peu de choses près dans le même décor, à Manhattan : la première, à la fin du XIXe siècle, quand les nouveaux émigrés s'épuisent dans des usines qui seraient d'assez justes approximations de l'enfer ; la deuxième, de nos jours, en un temps de violence où des enfants manipulés n'hésitent pas à se barder d'explosifs pour entraîner avec eux dans la mort des passants pris au hasard ; la troisième enfin, située dans l'avenir,... Cunningham est un romancier. Un créateur de mondes, pas de système philosophique. Un démiurge qui donne vie à des personnages, pas un trafiquant d'abstractions qui donne substance à des idées. En bref, c'est un formidable conteur...


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 20 avril 2006

Il y a les taudis insalubres... dans les ténèbres du XIXe siècle. Il y a les corps déchiquetés des jeunes kamikazes qui se font sauter à la dynamite dans le New York d'aujourd'hui. Et il y a les idéaux démantibulés d'une Amérique qui, dans cent ans, ressemblera à un grotesque Luna Park. Passé, présent, avenir. Trois époques, trois visions d'une même nation, pour ce roman construit en triptyque où Michael Cunningham mêle la chronique sociale façon Zola, le thriller politique et la science-fiction. Il fallait un sacré doigté pour que l'édifice tienne debout,... D'un récit à l'autre, l'auteur des Heures peint une Amérique très sombre,... Pas d'espoir ? Si, peut-être, lorsque surgit la figure enchantée de ce poète aux allures de rédempteur, Walt Whitman, dont les vers s'égrènent tout au long du roman, pour en conjurer les noirceurs... Comme si, au coeur du fiasco, la poésie pouvait encore offrir une âme à un monde qui se saborde.


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