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Petites entreprises et petits entrepreneurs étrangers en France (19e-20e siècle)

Couverture du livre Petites entreprises et petits entrepreneurs étrangers en France (19e-20e siècle)

Auteur : Textes recueillis par Anne-Sophie Bruno | Claire Zalc

Date de saisie : 19/04/2006

Genre : Economie

Editeur : Publibook.com, Paris, France

Collection : Sciences humaines et sociales. Histoire

Prix : 29.00 € / 190.23 F

ISBN : 978-2-7483-1130-3

GENCOD : 9782748311303


  • La présentation de l'éditeur

Le petit entrepreneur fait figure de parent pauvre de l'historiographie française de l'immigration. Ils furent pourtant nombreux, artisans, commerçants, marchands ambulants étrangers à se lancer en France dans l'aventure de la petite entreprise.

Cet ouvrage collectif pose les premiers jalons de connaissance les concernant. Il réunit les principales contributions présentées lors des journées d'études Petites entreprises et petits entrepreneurs étrangers en France (19-2O siècle), organisées en octobre 2003 à l'ENS.

Cet ouvrage conduit ainsi de Marseille à Calais, en passant par Lyon et Lens. Les commerçants subsahariens y côtoient les Italiens et les Juifs d'Afrique du Nord, les restaurateurs se mêlent aux vendeurs à la sauvette, aux entrepreneurs du textile ou du bâtiment. Cette diversité répond à un parti-pris : privilégier les études empiriques, favoriser le dialogue entre les différentes disciplines des sciences sociales, multiplier les approches et les terrains d'enquête, afin que ce volume suscite d'autres vocations autour de ces thématiques.


Anne-Sophie Bruno. ATER à Paris X, membre de l'IDHE, elle effectue une thèse sur les trajectoires professionnelles des Tunisiens en région parisienne dans la seconde moitié du 20e siècle.

Claire Zalc. Chargée de recherche au CNRS, membre de l'IHMC, elle a soutenu en 2002 une thèse sur les petits entrepreneurs étrangers à Paris dans l'entre-deux-guerres.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos de Anne-Sophie Bruno et Claire Zalc :

Cet ouvrage réunit les contributions présentées au cours des journées d'études «Petites entreprises et petits entrepreneurs étrangers en France (19e-20e s.)», organisées les 23 et 24 octobre 2003 à l'École Normale Supérieure de Paris. Nous souhaiterions, dans cet avant-propos, préciser le sens que nous avons voulu donner à ces journées d'études, et la façon dont nous les avons pensées et organisées, scientifiquement mais également historiquement et matériellement, convaincues que l'histoire des pratiques informe également sur la nature des entreprises intellectuelles.

C'est dans le cadre du séminaire «Histoire sociale de l'immigration» qui réunit depuis plus de dix ans, à l'ENS, autour de Gérard Noiriel, Eric Guichard et Philippe Rygiel, un groupe de chercheurs sur l'histoire de l'immigration, qu'est née l'idée d'organiser une rencontre scientifique autour des petites entreprises et des petites entreprises étrangères, après le succès rencontré par la précédente journée, le 8 février 2002, sur l'étudiant étranger. Nous tenons à remercier tout particulièrement Philippe Rygiel de nous avoir confié l'organisation et la publication de ces journées. Chargées toutes deux de porter ce projet, nous l'avons fait dans un esprit que nous aimerions ici expliciter.

S'il fallait résumer en quelques mots les traits de l'esprit qui ont guidé ces journées, ils s'apparenteraient sans doute au vocabulaire qui qualifie, pour les immigrants, la création d'entreprise : ouverture, jeunesse et, bien évidemment, risque. Ouverture et jeunesse tout d'abord : nous avons en effet fait le choix dès le départ, de solliciter, par un appel ouvert, les communications de jeunes chercheurs sur ces thématiques, en essayant, dans notre sélection, de donner leur chance à tout un ensemble de doctorants, qui sont très largement majoritaires parmi les participants. Notre choix initial reposait aussi sur une volonté d'ouverture géographique, permettant de faire dialoguer des chercheurs venus de Paris, Poitiers, Marseille, ou encore Lyon. D'où le terme, auquel nous tenons, de «journées d'étude», prémisses sans doute de véritables «colloques», mais entreprise encore fragile, débutante et nécessairement risquée. Les propositions reçues au moment de l'appel à communication nous ont obligées à restreindre notre cadre d'étude à la France, l'absence de comparaisons internationales nous empêchant d'aborder la question des réseaux transnationaux. Un second regret concerne également l'absence d'économistes parmi les contributeurs.

Ouverture, jeunesse, risque mais également inscription locale, inscription sociale et, osera-t-on, «réseaux» - nous préférerons dire, «bonnes fées» - qui ont soutenu et modelé notre petite entreprise. Inscription locale tout d'abord, car il importe, à nos yeux, que ces journées se soient tenues à l'ENS, aux côtés d'un ensemble de laboratoires de recherche d'économie, de sociologie et d'anthropologie sur le site de la «Fédération Jourdan» que nous remercions, ici, pour son soutien matériel et pour sa participation scientifique aux journées. Inscription sociale mais également institutionnelle puisque ces journées ont également pu compter sur l'aide de l'IDHE «Institutions et Dynamiques Historiques de l'Economie», dont nous étions toutes deux membres alors, et qui représente l'un des espaces où s'élaborent nombre de travaux tant sur les petites entreprises que sur la sociologie économique des entrepreneurs. Réseaux, ou bonnes fées enfin, qui ont accepté de présider les séances des journées d'études, de discuter les communications orales puis de rédiger les chapitres introductifs de cet ouvrage : Marie-Claude Blanc-Chaléard, Jean-Pierre Hassoun, Emmanuel Ma Mung, Manuela Martini, Gérard Noiriel, Catherine Omnès, Paul-André Rosental, Philippe Rygiel et Alexis Spire. Nous aimerions les remercier vivement d'avoir pris sur leur temps pour accompagner ces journées, tendre une oreille attentive aux plus jeunes et plus inexpérimentés, tout en éclairant, de leurs critiques, ces études en cours. Ces «bonnes fées» ne peuvent sans doute pas garantir le succès d'une entreprise, mais elles en assurent, en tout cas, à nos yeux, la viabilité et nous les en remercions.


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