Auteur : Roméo Carabelli
Date de saisie : 13/04/2006
Genre : Architecture
Editeur : Publibook.com, Paris, France
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-7483-1078-8
GENCOD : 9782748310788
Romeo Carabelli est architecte et géographe. Depuis 2001, il est directeur exécutif du projet «Patrimoines Partagés». Il a récemment publié «Un décalage temporel dans la perception de l'expérience coloniale italienne», paru dans H. Vacher, la Ville coloniale aux XIX -XX siècles : d'un sujet d'action à un objet d'histoire. Avec A. Abry, il a dirigé la publication Reconnaître et protéger l'architecture récente en Méditerranée (Paris, 2005). Il travaille actuellement sur les villages coloniaux italiens des années 1930.
Héritage architectural récent en Méditerranée : Temporalités et Territoires est un ouvrage qui analyse les résultats du projet «Patrimoines Partagés». Un projet de recherche en coopération sur les architectures modernes en Méditerranée qui bénéficie d'une subvention de la Commission de l'Union Européenne dans le cadre du programme.
Extrait de l'introduction :
Pour la réalisation de cet ouvrage, nous nous appuyons, avant tout, sur la production écrite du projet, dans le cadre duquel nombre d'oeuvres ont été désormais publiées ; ou bien elles sont en phase finale d'achèvement. Pour des questions d'ordre technique, nos références bibliographiques sont encore informelles, avant publication. Ces oeuvres présentent une vision assez riche des discours qui ont été abordés pendant ces années de travail.
Le but de cette présentation synthétique n'est pas de rassembler les nombreux textes réalisés dans le cadre du projet, pour arriver à la production d'un état de l'art à propos de l'héritage récent en Méditerranée, de sa place dans les sociétés contemporaines, de sa quantité, de sa consistance actuelle, du niveau et de la diffusion de sa connaissance hors de son positionnement, dans un parcours en direction d'une historicisation et d'une patrimonialisation plus ou moins éventuelles. (...)
Nous cherchons ici à présenter les récits que les participants ont utilisés pour présenter «leurs» sujets et les objets de leurs travaux, afin de les synthétiser dans une lecture, si possible comparative, qui vise à donner une forme à la vaste zone de cohabitation sémantique.
Bien que l'impartialité et l'objectivité soient à considérer comme des buts auxquels arriver, ils ne font pas partie du domaine de nos capacités. Cet ouvrage ne peut pas éviter une certaine subjectivité, qui est plus que normale et qui se positionne sur un double registre.
Dans son introduction à Histoires d'architectures en Méditerranée, Jean-Baptiste Minnaert ouvre à la relativité des positionnements qui peuvent se trouver dans un ouvrage, surtout s'il est collectif : «Le regard de chaque auteur est également déterminé par sa situation culturelle et par sa biographie intellectuelle. Certains, parce qu'ils travaillent actuellement à un projet qui va dans ce sens ou pour une institution dont c'est la vocation, historicisent les processus de prise de conscience du patrimoine contemporain» (Minnaert, 2005-2). Vassilis Colonas nous confirme très honnêtement que «malgré tous les efforts d'impartialité, une approche plus ou moins subjective paraît inévitable» (Colonas, 2005-1).
La subjectivité de cet ouvrage est double : il y a celle de son auteur - lui-même influencé, entre autres, par les personnalités des intervenants et par les expériences du projet commun - et celles des participants au projet et auteurs des ouvrages - sur lesquels chacun projette ses propres individualités. L'objectivité, qu'on voudrait toujours pouvoir atteindre, est donc piégée par les projections des visions subjectives des textes, filtrées par l'individualité de l'auteur.
Nous sommes aussi obligés de reconnaître la relativité du champ d'action de notre texte. Jean-Baptiste Minnaert nous rappelle que des forces externes au projet nous obligent à relativiser notre espace d'action : «D'autres pays auraient mérité d'intégrer le projet, mais des obstacles géopolitiques ou prosaïquement administratifs nous ont obligés à certaines impasses» (Minnaert, 2005-2). Des contraintes extérieures au projet et à la volonté de ses participants nous ont contraints à nous limiter, ce qui a, en partie, conditionné les études et les productions.
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