Passion du livre - tout sur le livre : Je stresse donc je suis : comment bien dire son mal-être

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Je stresse donc je suis : comment bien dire son mal-être

Couverture du livre Je stresse donc je suis : comment bien dire son mal-être

Auteur : Marc Loriol

Date de saisie : 13/04/2006

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Mots et Cie, Paris, France

Prix : 9.00 € / 59.04 F

ISBN : 978-2-913588-72-1

GENCOD : 9782913588721


  • La présentation de l'éditeur

«Je suis stressé, déprimé, fatigué, crevé, lessivé, HS, vanné, mort. Je n'en peux plus, je vais craquer !» Les expressions ne manquent pas pour exprimer une forme au plus bas, un moral dans les chaussettes. Sauf qu'à force d'être brandies à tout va, en une des magazines, dans les manuels pratiques ou chez des «psy» en tous genre, elles ne veulent plus rien dire. Comment distinguer, chez celui qui se plaint, le coup de bourre du surmenage, le coup de blues de la dépression profonde ?

«J'sais pas c'que j'ai !» Aucun mot ne va bien pour dire qu'on va mal. Ce glossaire médical, historique et sociologique vous initiera aux subtilités du vague à l'âme à travers les siècles et selon les pays.

Car, contrairement à ce qu'on croit, le stress n'est pas propre au XXe siècle, ni les psychotropes aux Français ! Ainsi, vous pourrez mettre une étiquette adéquate sur vos maux et ceux des autres : «Mais non, toi, tu souffres d'acédie, pas de mélancolie !» Ceci pour briller en société, vous attirer la compassion de votre entourage, décrocher un arrêt-maladie bienvenu pour visiter Venise hors saison... Mais surtout, pour en rire ! Car jouer avec les mots n'est pas se moquer des maux, mais prendre du recul, sortir des stéréotypes sur le stress. Et c'est encore la meilleure façon de s'en libérer !


Marc Loriol, sociologue, est chercheur au CNRS (laboratoire Georges Friedmann, Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne). Spécialiste de la fatigue et du stress au travail, de la protection sociale et des professionnels de la santé, il a publié L'Impossible Politique de santé (ERÈS, 2002), Le Temps de la fatigue (Anthropos, 2000) et Qu'est-ce que l'insertion ? (L'Harmattan, 1999).





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

«Je suis stressé, déprimé. Je suis fatigué, crevé, lessivé, HS, vanné, mort. Je n'en peux plus, je vais craquer !» Les expressions ne manquent pas pour exprimer une forme au plus bas, un moral dans les chaussettes. Sauf qu'à force d'être utilisées à tout va, brandies en une des magazines féminins, triturées aux pauses-café, malmenées dans des manuels pratiques et martelées par des «psy» en tous genres, celles-ci ne veulent plus rien dire. Comment distinguer, chez celui qui se plaint, la douleur physique de la souffrance morale, le mal passager de la maladie installée, le coup de bourre du surmenage, le coup de blues de la dépression profonde ? «J'sais pas c'que j'ai !»... autre expression courante : aucun mot ne va bien pour dire qu'on va mal. A défaut, le stress ou la dépression font office de maladies-valises.

Une mise au point s'impose à une époque où il est de bon ton de se dire stressé sous peine de passer pour un légume du siècle dernier. Ce petit dictionnaire, qui croise les approches scientifiques, sociologiques et historiques, vous aidera à mettre une étiquette médicale sur vos bobos. Ceci pour leur donner davantage de lustre, vous attirer la compassion de votre entourage (en comptant sur son empathie, autre valeur contemporaine !), voire, peut-être, décrocher un arrêt-maladie bienvenu pour visiter Venise hors saison. Maîtriser ces catégories et en faire bon usage vous posera en outre d'emblée comme un individu moderne ET cultivé. En effet, ce glossaire ludique et scientifique est aussi un voyage dans le temps et dans l'espace.

Car si le stress est présenté comme «le mal du siècle», la dépression comme «la maladie de la société post-moderne» et la fatigue comme un «phénomène de civilisation», il faut savoir que le phénomène n'a rien de nouveau. Dans les siècles passés, des états assez proches ont été décrits sous des termes auxquels la désuétude prête un certain charme : de l'acédie à la mélancolie, en passant par la neurasthénie...

Des appellations proches, mais cependant pas identiques, car ces maux correspondaient au contexte historique et social de leur époque, aujourd'hui révolu. Ces maladies, alors à la mode dans certains milieux sociaux, ne le sont plus de nos jours. Mais la médecine, qui est conservatrice et n'aime pas jeter à la poubelle les étiquettes, leur a souvent gardé une petite place dans ses manuels, si ce n'est dans son coeur. On les redécouvre avec émotion comme des vestiges du passé. On peut les utiliser à l'occasion, comme on décide un beau jour (parce que le vintage est tendance) de ressortir le poste TSF de pépé ou le batteur à main de bonne maman. En les maniant avec précaution !


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli