Auteur : Daniel Genthialon
Date de saisie : 08/04/2006
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Publibook.com, Paris, France
Prix : 23.00 € / 150.87 F
ISBN : 978-2-7483-1118-1
GENCOD : 9782748311181
A partir de faits réels, de dates précises et de corps momifiés que l'on visite encore aujourd'hui dans l'église collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire), l'auteur a imaginé une histoire...
Cette fiction entraîne le lecteur depuis la découverte, par hasard, du caveau des momies en 1837 sous Louis-Philippe, jusque dans la Venise du XVIe siècle. Mais le plus surprenant réside dans la démarche du personnage principal, Louis Dome, qui tient quelque part du rite initiatique, entièrement tourné vers la recherche de la vérité sur l'enfermement de ces pauvres gens. Cette succession de découvertes conduit le lecteur à travers les montagnes du Haut-Forez, à la façon d'une enquête policière au dénouement surprenant.
Né en 1955 à Saint-Etienne, Daniel Genthialon a toujours été passionné par l'histoire en général et plus spécialement celle du Haut-Forez. Ce deuxième roman puise ses racines dans le riche passé de la cité de Saint-Bonnet-le-Château dont sa famille est issue depuis le XVIe siècle.
Commander ce livre sur Fnac.com
Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château Mai 1837.
Anatole se redressa lentement en s'aidant des coudes. Ce simple mouvement lui déclencha une violente douleur à la tête et au coccyx. Dans l'obscurité profonde de l'endroit où il venait de tomber, il n'aperçut qu'un faible rayon de lumière à travers la dalle de la vieille église.
Au fur et à mesure qu'il reprenait ses esprits, il lui sembla reconnaître la voix de son patron, qui appelait ses deux apprentis depuis une ouverture dans le plafond. Cette voix résonnait à ses oreilles comme une sorte d'appel céleste rebondissant d'écho en écho sur les parois de la pièce.
Le jeune maçon se rappela subitement de ce qui venait de se passer. Après avoir commencé à retirer les dalles de la dernière chapelle avec Firmin, ils s'étaient agenouillés sur les fondations pour continuer leur travail. Pendant ce temps, le reste de l'équipe déplaçait au moyen d'une immense chèvre la partie supérieure du lourd autel de marbre. Soudain, ils avaient entendu un grand bruit. Le sol sur lequel ils travaillaient s'était dérobé sous leurs pieds, les précipitant dans le vide.
Reprenant ses esprits, il appela Firmin, mais personne ne répondit. Puis il se mit à palper le sol qui l'entourait et découvrit à tâtons une sorte de grille composée de barreaux régulièrement espacés. Poursuivant son exploration, sa main remonta le long de ces barreaux et caressa la forme d'une boule, percée de deux trous ronds, dans lesquels il enfonça les doigts. Instinctivement, Anatole les retira. Puis, levant la tête en direction du plafond, il distingua enfin le visage d'Hippolyte Brancier, son patron, qui s'époumonait à les appeler.
On est là, mais j'ai mal ! Venez nous chercher, lui répondit-il.
J'arrive ! Surtout ne bougez pas.
Déjà l'un des maçons était allé «emprunter» quelques bougies qui brûlaient près d'une statue de la Vierge et les avait rassemblées au moyen d'une ficelle pour en faire un fagot. Brancier laissa glisser lentement la source de lumière dans le fond de la cavité.
Allongé au bord du trou, il cherchait désespérément à en deviner la profondeur lorsqu'il découvrit la silhouette d'Anatole qui se tenait la tête. En faisant tournoyer les bougies autour de son apprenti, il remarqua un autre spectacle qui le terrifia.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli