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Zoo

Couverture du livre Zoo

Auteur : Marie Darrieussecq

Date de saisie : 07/04/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84682-134-6

GENCOD : 9782846821346


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, mai 2006

Marie Darrieussecq, depuis Truismes, est un peu le baron Frankenstein de la littérature française. Tel un chirurgien lors d'une césarienne (image qui lui est chère), l'écrivain tente de coudre des échantillons de fantastique ou d'horreur, venus de la littérature gothique, avec une trame qui évoquerait aussi bien le Nouveau Roman que la Beat Generation. Histoire de redonner vie à un genre moribond dans l'Hexagone. Si la greffe n'a pas toujours pris dans ses romans, les nouvelles composant Zoo démontrent l'évidente aisance de Darrieussecq dans la fiction courte...


  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 6 avril 2006

«Ensuite, j'ai eu mon accident, mes soeurs jumelles sont nées, et il a bien fallu que je leur cède ma chambre.» De l'accident, on n'entendra plus parler jusqu'à la fin de l'histoire, c'est le principe canonique de toute nouvelle (l'oeil absent du cyclone) et Marie Darrieussecq l'applique scrupuleusement dans ces quinze textes couvrant dix-huit ans de publication. La résolution de ces fables écrites à la commande (pour les Inrocks, Marie Claire, l'Infini...) se trouvera également souvent dans la gémellité et la place laissée, le double et les fantômes.

Mais l'écriture de Darrieussecq n'est pas de celles qui suscitent une adhésion pleine. On doute à sa lecture, on ne sait que penser...

Il y a de l'embarras (et du brio) dans Zoo, si bien qu'on finit par ne voir que la recette de cuisine, pas le plat. Ceci dit, c'est une façon de partager le plaisir entre amis : amphitryons et invités confectionnent le dîner ensemble. Ainsi «Connaissance des singes» convoque-t-il (mais ne nomme pas) Kafka et Melville autour d'un simien qui aimerait mieux ne pas manger, car cet artiste de la faim n'arrive à parler que lorsqu'il jeûne. Le texte peut cependant être goûté à plusieurs niveaux, en s'amusant de l'inventivité de Darrieussecq si l'on ne connaît pas ses sources, ou en se réjouissant du commentaire postmoderne qu'elle fait à la question de la «singerie», dans un réseau métaphorique doucement serré...


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