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Ce soir, c'est ta fête

Couverture du livre Ce soir, c'est ta fête

Auteur : Macha Méril

Date de saisie : 04/04/2006

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-226-17231-0

GENCOD : 9782226172310

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  • La présentation de l'éditeur

Les grands évènements de la vie se passent à table. Les petits aussi.

Il s'agit de ne pas rater un anniversaire, un dîner pour réconcilier deux amis, une fête pour une promotion ou le premier déjeuner avec «s» mère... dans tous les cas il s'agit de faire preuve de savoir vivre et de diplomatie et de talent de mise en scène..

Le dîner est un moment stratégique où se jouent les amours, les règlements de compte, les enjeux personnels. Il faut mettre toutes les chances de son côté pour le réussir.

Dans ce livre Macha Méril nous présente une vingtaine de situations, assorties de conseils, d'astuces et de recettes, pour ne pas rater ces moments héroïques de notre vie quotidienne.

Macha Méril, comédienne, écrivain a déjà publié aux éditions Albin Michel avec succès des chroniques Patati, patata et Si je vous disais, ainsi que trois romans Love Baba, Biographie d'un sexe ordinaire et les mots des Hommes.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Les grands moments de la vie se passent autour d'une table. Les bons moments et les moins bons. Dans un film français, il y a toujours une scène de repas. À table, on règle des comptes, on crève un abcès, on fait une déclaration, on étudie un nouveau venu. On perpétue un rite, on célèbre nos années, la durée d'un mariage, la mémoire d'un proche, un enfant baptisé, diplômé. On scelle une amitié, une entente, on officialise une relation, une brouille, un pacte. Un repas s'impose à toutes les étapes de la vie sociale, mais aussi à tout moment de notre parcours individuel et sentimental. Avec l'évolution des moeurs, de nouveaux cas de figure sont apparus, impensables il y a peu d'années.

Je crois au pouvoir pacificateur de la cuisine. Un dîner, un déjeuner, dans toutes les cultures, est une pause, une halte, un espace protégé, une convention préalable à la discussion. L'offrande de nourriture et les rites qui s'y rattachent offrent, outre la symbolique de la survie, la chorégraphie du temps partagé. Pendant qu'on change des assiettes ou qu'on verse du vin, on interrompt aimablement les négociations en fourbissant ses arguments dans sa tête. Les Japonais s'inclinent constamment devant les convives, surtout leurs ennemis. Les pachas mêlent leurs doigts à ceux des invités, fidèles ou infidèles, en les rinçant dans la même eau de fleur d'oranger. Les orthodoxes bénissent le pain et chantent en choeur un Notre Père de Moussorgski en slavon. L'hôte canaque goûte le plat qui circulera et boit en premier, dans le silence.

Cette nouvelle sorte de dîners s'est présentée à moi. Je veux vous raconter comment je les ai concoctés, avec plus ou moins de succès.


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