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Le premier amour

Couverture du livre Le premier amour

Auteur : Santiago H. Amigorena

Date de saisie : 24/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-84682-027-1

GENCOD : 9782846820271

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  • La revue de presse Emmanuelle Dasque - Télérama

C'est une histoire de langue(s). Charnelles et littéraire. Les unes s'entrelacent pendant de longues nuits d'amour. L'autre se délie en mots sur le corps de Philippine, ses seins, son nombril, ses cuisses, que l'auteur recouvre de calligraphies érotiques. Avant de s'épancher sur le papier pour rédiger un traité de chair culinaire : «un croustillant de pieds de Philippine à l'art fumé et sa cheville raidie à l'huile d'olive». Santiago, l'auteur de ces exploits amoureux et littéraires, a 17 ans. Aujourd'hui, à 42 ans, il s'y reprend à trois fois pour narrer les prémices de cette folle idylle, donnant au lecteur la clé des lieux où va se dérouler l'épopée : rue du Regard, à Paris (chez elle), dans le jardin du musée Rodin, où il l'attend sans lui donner rendez-vous, en Italie, où il tente de courir après cet amour déjà perdu. Santiago H. Amigorena, écrivain et scénariste (Le Péril jeune, Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel...), s'est mis en tête de nous raconter sa vie par le menu, ou plutôt de la rêver. Quatre tomes sont déjà parus. Un projet fou... Santiago aime brouiller les pistes, se convaincre que «les souvenirs et les rêves, c'est un peu la même matière»... Alors il joue avec les mots d'une langue qui n'est pas la sienne. Ultime tentative de s'inventer une terre.


  • La revue de presse Pierre-Jean Rémy de l'Académie française - Le Figaro

Ne me raconte pas ta vie ! C'est qu'ils sont si nombreux aujourd'hui ceux, et surtout celles, qui nous le débitent à cru, le récit sur le vif, mais dûment enveloppé du pauvre foulard romanesque de rigueur, de leurs maigres amours ou de leurs grasses étreintes. On triche un peu, beaucoup, mais si tristement que, pour peu que papa ait fauté un jour avec vous, ça peut faire un malheur. Il n'en est que plus rafraîchissant de tomber sur un auteur qui nous la raconte, certes, sa vie, mais qui ne se croit pas obligé d'en faire un roman pour nous dire, avec une superbe candeur, tout, absolument tout, sur un tout petit bout de cette vie-là, sa dix-septième année.


L'auteur, d'abord : après tout, c'est le personnage principal. Il nous apprend qu'il est très grand, qu'il est très beau et qu'il est argentin d'Uruguay, ou le contraire. Il nous affirme aussi que toutes les filles sont folles de lui, ce qui serait plutôt pour nous déplaire, mais il l'avoue si ingénument. Et en une si jolie langue. Nous savons surtout qu'à quarante ans, il est l'un des très bons scénaristes du cinéma d'aujourd'hui - Le Péril jeune, vous vous souvenez ?...


  • La revue de presse Daniel Martin - L'Express

Le bonheur est dans ces pages, celui du lecteur comme de l'auteur. Ses malheurs aussi. Puisqu'il s'agit de dire Le Premier Amour et ses conséquences. Dans ce récit à deux niveaux, la chronique intime s'ajoute à celle du temps passé pour tenter de répondre à cette question : les mots doux trahis deviennent-ils des maux de vie, de société ? Un propos de belle envergure servi par une prose étonnante de liberté... C'est l'histoire d'un amour fou qui débute par hasard, grandit jusqu'à devenir vital et source de plaisirs inconnus... Un texte qui agit comme une défense et illustration du concept de «désespoir vital».


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur

... l'auteur progressif et méthodique d'«Une enfance laconique», d'«Une jeunesse aphone» et d'«Une adolescence taciturne» se souvient de Philippine, qui fut donc son «Premier Amour». Je sais, le thème est usé jusqu'à la corde. Et pourtant, ce roman, l'un des plus beaux romans d'amour qu'on puisse lire aujourd'hui, sort de l'ordinaire. Il bouscule toutes les conventions du genre. Il explose. Il détonne. Précisons d'abord que l'histoire dont il est question ici n'est pas un flirt banal, une simple tocade d'adolescence. C'est une passion brève mais folle. A 42ans, Santiago H. Amigorena en frémit encore... «Philippine promenait la nudité parfaite de ses dix-sept ans comme une invitation constante à un festin cannibale.» De Paris à Venise, les deux lycéens, devenus étudiants, se dévorent jour et nuit. Santiago rédige même une manière de traité gastronomique avec «croustillant de pieds de Philippine à l'art fumé et sa cheville raidie à l'huile vierge» et «jarret de Philippine aux raisins». Leur amour est exclusif, despotique, furieux, étouffant, sans avenir. «Je l'aimais, se souvient-il, et ne pouvais la voir sans ce trouble, sans ce désir de quelque chose de plus, qui ôte, auprès de l'être qu'on aime, la sensation d'aimer.»... «Le Premier Amour» aurait pu s'intituler «le Premier Livre». Car c'est à la mort d'une grande illusion et à la naissance d'un écrivain que l'on assiste ici...



  • Le message de l'auteur

Le bonheur est dans ces pages, celui du lecteur comme de l'auteur. Ses malheurs aussi. Puisqu'il s'agit de dire Le Premier Amour et ses conséquences. Dans ce récit à deux niveaux, la chronique intime s'ajoute à celle du temps passé pour tenter de répondre à cette question : les mots doux trahis deviennent-ils des maux de vie, de société ? Un propos de belle envergure servi par une prose étonnante de liberté... C'est l'histoire d'un amour fou qui débute par hasard, grandit jusqu'à devenir vital et source de plaisirs inconnus... Un texte qui agit comme une défense et illustration du concept de «désespoir vital». (Critique de Daniel Martin, parue dans l'Express)


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