Passion du livre - tout sur le livre : Tangage et roulis

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Tangage et roulis

Couverture du livre Tangage et roulis

Auteur : David McNeil

Date de saisie : 18/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 12.00 € / 78.71 F

ISBN : 978-2-07-077686-3

GENCOD : 9782070776863

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

«"Vous êtes tous ici parce que vous êtes accros à une chose ou une autre. Je vais vous expliquer comment ne jamais vous laisser piéger. Écoutez-moi, c'est simple : lundi alcool, mardi cocaïne, mercredi haschich, jeudi amphétamines, vendredi héroïne, samedi ecstasy, dimanche L.S.D., Noël et jours de fête quartier libre, morphine, éther, mescaline, tout ce que vous voudrez, avec ce régime, pas d'accoutumance."
Jean ne sourit plus du tout.»

La tentative de désintoxication du narrateur est le prétexte à une épopée turbulente avec son ami musicien, Charlie Wood, dans un Montréal sérieusement bonifié par le rock and roll et la «Blanche de Chambly».





  • La revue de presse Patrice Delbourg - Le Nouvel Observateur du 15 juin 2006

Prévert lui tend sa première coupe de champagne à Saint-Paul-de-Vence. Il a 13 ans. Sacré parrainage ! Jamais le baladin ne baissera le coude. Pour avoir biberonné au-delà du raisonnable, l'écrivain chanteur relate sous une forme autobiographique à peine déguisée une cure de désintoxication coûteuse et musclée dans une clinique à la mode de Montréal, dirigée par un pochetron repenti. Très vite le sevrage prend des allures de grabuge. «Mash» revu par «Hellzapoppin».
Rêvant d'infirmières nues sous leurs blouses à smocks, gavé de psychotropes et de neuroleptiques comme une oie périgourdine, le patient récalcitrant erre dans la ville, écume les bars parallèles en mettant de la panique dans le cérémonial. Pas question d'enterrer sa vie de père pinard, la tempérance convient mal au ménestrel globe-trotteur... Sous les néons fatigués des motels, la phrase de cet orfèvre de la digression sonne joliment, entre swing léché et alexandrin atomisé...


  • La revue de presse Erwan Desplanques - Télérama du 26 avril 2006

D'ordinaire, les rockeurs n'écrivent pas chez Gallimard. David McNeil, si, la gueule de bois et la plume en bandoulière. Qu'importe s'il gratte une guitare ou du papier : l'écriture ne tarit pas le swing.

il exhale un romantisme à la Nerval. On y entend le vent dans les voiles, les mots et les destins qui cahotent, un peu ivres. David McNeil sait faire cela, bringuebaler les phrases comme s'il agitait des maracas. Avec - cerise dans l'eau de vie - un rythme soutenu, corrosif, impeccable...

Demande-t-on à McNeil de trancher entre Stones et Beatles ? Entre musique et littérature ? Non, l'homme veut tout faire et fait tout bien...


  • La revue de presse Jean-Claude Perrier - Le Figaro du 27 avril 2006

Ce n'est pas que le docteur Closson, un ancien pochard recyclé directeur d'une clinique de Montréal pour alcooliques, où il fait subir des méthodes de sevrage peu orthodoxes, soit très sympathique. Mais on en vient presque à le plaindre le jour où débarque dans son établissement le narrateur, un écrivain-chanteur français qui paraît avoir un sérieux besoin de se désintoxiquer, et ressemble à l'évidence comme deux gouttes de whisky à l'auteur, l'excellent David McNeil. Avant la clinique, ce patient pas comme les autres a déjà largement arrosé son arrivée à Montréal dans l'avion, puis en compagnie d'un de ses amis, la star québécoise Charlie Wood, ex-brasseur de blanche en qui l'on reconnaîtra sans peine le grand Robert Charlebois, lequel n'est pas précisément connu pour son amour des glaçons.

Toujours est-il que le héros de Tangage et roulis (clin d'oeil : c'est l'exacte traduction de rock'n roll) va semer dans la clinique une panique indescriptible, se mutiner contre le traitement psychologique «à l'américaine» et déprimant qu'on lui inflige, et se faire la belle chaque après-midi pour rejoindre Lucie, l'accueillante tenancière du bar voisin...

On ne peut qu'aimer le narrateur, même quand il se conduit comme un sale gosse capricieux, commet les pires gaffes, sème la confusion partout où il passe.


  • La revue de presse Thierry Gandillot - L'Express du 6 avril 2006

Pour avoir biberonné au-delà du raisonnable, le narrateur de Tangage et roulis - en anglais, Rock and Roll - traverse l'Océan afin de suivre une cure de désintoxication musclée. A Montréal, après une dernière virée en compagnie de son copain Charlie Wood - en français: Charles Bois - il découvre avec horreur les méthodes drastiques de la clinique Espoir et Renouveau... David McNeil, fils de Chagall et parolier de Clerc, Souchon, Montand,... confirme, avec ce sixième ouvrage, ses talents de conteur.


  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang - Libération du 30 mars 2006

Le narrateur et héros du livre ne dit jamais son nom, il n'a ainsi pas le souci d'en changer pour qu'on ne le reconnaisse pas, c'est l'auteur tout craché. Les personnages secondaires gardent le leur et les deux autres protagonistes principaux se cachent sous des sobriquets transparents : Charlie Wood, chanteur québécois aussitôt traduit aussitôt trahi (ceux qui ne l'auraient pas identifié auront un indice page 39 : Lindberg), et à la fin du roman arrivera Reinhart, dit Renard, reconnaissable à son franc-parler, son pastis, ses jeans et ses santiags.

Le roman raconte une désintoxication ratée, au coin de Sherbrooke et de Papineau, à Montréal, Canada, dans une clinique de réputation internationale et usurpée...

McNeil est un conteur, on en a pour l'argent, d'anecdotes, de postures, et de tirades brillantes pour un rôle de décomposition qu'il tient avec panache. On croit longtemps que les Tangage et roulis du titre disent la démarche chaloupée du buveur de grand large, de Tous les bars de Zanzibar.

Mais non, Tangage et roulis est la traduction libre et juste de «rock and roll». David McNeil est musicien, et, de livre en livre (il fait aussi des disques), c'est le tempo qui mène la phrase, il peut bien raconter ce qu'il veut, le rendez-vous est à la coda, on ne peut pas se défaire de ce rythme-là, ça se lit en claquant dans ses doigts, on n'y résiste pas...


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