Auteur : Anne McCaffrey | Elizabeth Moon
Traducteur : Karim Chergui
Date de saisie : 28/03/2006
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : J'ai lu, Paris, France
Collection : J'ai lu. Science-fiction, n° 7970
Prix : 7.00 € / 45.92 F
ISBN : 978-2-290-34798-0
GENCOD : 9782290347980
Avis au caractère bien trempé.
C'est la nuit où son destin bascule. Réduite en esclavage, puis libérée quelques années plus tard, elle n'aura de cesse de progresser dans les rangs de l'astronavale pour traquer les pirates qui ont détruit sa famille. Sa détermination va l'amener â découvrir le complot d'envergure qui se cache derrière l'activité de ces pirates. Les conjurés n'ont alors plus d'autre choix que d'écarter la gêneuse... Définitivement.
Quand on s'aperçut que le transporteur avait un problème, il était déjà trop tard.
La fête avait commencé deux jours locaux auparavant, lorsque la dernière navette était arrivée de Zeebin. Sassinak et ses camarades de classe avaient aidé à décharger les conteneurs d'effets personnels, avant de s'éparpiller dans les rues noires de monde. L'année passée, elle était trop jeune - mais de peu - pour qu'on lui laisse une telle liberté. Aujourd'hui encore, la cohue la rendait nerveuse.
La fête avait commencé deux jours locaux auparavant, lorsque la dernière navette était arrivée de Zeebin. Sassinak et ses camarades de classe avaient aidé à décharger les conteneurs d'effets personnels, avant de s'éparpiller dans les rues noires de monde. L'année passée, elle était trop jeune - mais de peu - pour qu'on lui laisse une telle liberté. Aujourd'hui encore, la cohue la rendait nerveuse.
La population triplait pendant la semaine où arrivaient les convoyeurs de minerai. Chaque fermier, mineur, technicien ou mécanicien de navette - tous ceux qui le pouvaient, et d'autres qui n'auraient pas dû - venaient en Ville. Et, pour une fois, cette dernière méritait presque ce nom. Des foules se pressaient entre les rangées d'immeubles en préfabriqué à un étage qui servaient de logements, d'entrepôts et d'ateliers à la jeune colonie. Sassinak avait presque l'impression de se trouver dans une vraie ville: le dôme le plus élevé et la casemate du bourg originel pouvaient, avec un peu d'imagination, passer pour les grandes constructions dressées vers le ciel qu'elle espérait visiter un jour, sur les mondes dont elle avait entendu parler à l'école.
La population triplait pendant la semaine où arrivaient les convoyeurs de minerai. Chaque fermier, mineur, technicien ou mécanicien de navette - tous ceux qui le pouvaient, et d'autres qui n'auraient pas dû - venaient en Ville. Et, pour une fois, cette dernière méritait presque ce nom. Des foules se pressaient entre les rangées d'immeubles en préfabriqué à un étage qui servaient de logements, d'entrepôts et d'ateliers à la jeune colonie. Sassinak avait presque l'impression de se trouver dans une vraie ville : le dôme le plus élevé et la casemate du bourg originel pouvaient, avec un peu d'imagination, passer pour les grandes constructions dressées vers le ciel qu'elle espérait visiter un jour, sur les mondes dont elle avait entendu parler à l'école.
Elle aperçut un groupe d'élèves et reconnut la nouvelle coupe de cheveux légèrement ridicule de Caris.
Tout le monde prétendait qu'elle avait dit ça. Mais Sass n'y croyait pas. Quel que soit son jeune âge, elle n'aurait jamais dit une chose pareille tout haut pendant le repas.
Tout en nettoyant le coin cuisine, et en récupérant les grains de sucre qui avaient l'air assez propres, elle se demandait quand insister pour que Lunzie et Januk aillent se coucher.
- Huit jours.
Le capitaine sourit au pilote.
- Huit jours devraient suffire. Pour l'essentiel en tout cas. On a vraiment de la chance que le transporteur soit en retard.
Ils rirent. La façon bien pratique qu'ils avaient de débarquer lorsque les autres vaisseaux «accusaient du retard» était une vieille blague entre eux, et un mystère pour tous les autres.
- Nous ne devons pas laisser de témoins.
- Effectivement, mais nous pouvons peut-être laisser des preuves.., en quelque sorte.
Le capitaine sourit, et le pilote hocha la tête.
Des preuves incriminant quelqu'un d'autre.
- Maintenant, si ces idiots en bas ne sont pas ivres morts, à attendre l'arrivée du transporteur, je veux bien être pendu. Nous devrions être en mesure de simuler le contact, à moins qu'ils ne parlent quelque baragouin venu d'ailleurs. Voyons voir...
Il fit défiler les données sur son écran et hocha la tête.
- Aucun problème. C'est du néo-gaesh, la langue natale d'Orlen.
- Il vient d'ici ?
- Non. Ces colons viennent d'Innish-17e, et Orlen, de la station extérieure d'Innish. Mais c'est du pareil au même: même langue, même dialecte.
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