Passion du livre - tout sur le livre : Le fléau de Chalion

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Le fléau de Chalion

Couverture du livre Le fléau de Chalion

Auteur : Lois McMaster Bujold

Traducteur : Mélanie Fazi

Date de saisie : 27/03/2006

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : J'ai lu, Paris, France

Collection : J'ai lu. Fantasy, n° 7941

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-290-34794-2

GENCOD : 9782290347942


  • La présentation de l'éditeur

Cazaril entendit les cavaliers sur la route bien avant de les voir. Il regarda par-dessus son épaule. Derrière lui, le sentier usé serpentait autour de la butte qui tenait lieu de colline dans ces plaines venteuses, avant de replonger dans la gadoue hivernale du sol pauvre de Baocia. À ses pieds, un ruisselet trop petit et irrégulier pour mériter un pont ou un caniveau dégouttait sur le sentier depuis les pâtures rasées par les moutons un peu plus haut. Le fracas des sabots, le cliquetis et le grincement des harnais, le tintement des cloches et l'écho de voix insouciantes s'approchaient à un rythme trop rapide pour appartenir à un fermier prudent suivi d'une escorte, ou à des muletiers parcimonieux menant leurs bêtes de charge.
Le cortège contourna la butte au trot : une douzaine d'hommes allant deux par deux, arborant la panoplie complète de leur ordre. Mais ce n'étaient pas des bandits. Cazaril soupira, puis avala sa salive pour calmer son estomac perturbé. Non qu'il puisse offrir davantage aux bandits qu'un peu d'exercice. Il se traîna un peu à l'écart du sentier et se tourna pour les regarder passer...

Par une belle fin d'après-midi, un homme seul, décharné, au bord de l'épuisement, sonne à la porte du château de la Provincara de Valenda. Cet homme se nomme Cazaril. Soldat, commandant de garnison, héros des champs de bataille, puis condamné aux galères, il n'aspire plus maintenant qu'à un simple emploi dans le château où il a autrefois servi en qualité de page. Mais les cinq dieux ont d'autres plans pour lui. Devenu le précepteur et le secrétaire particulier de la Royesse Iselle, une tumultueuse adolescente, Cazaril devra accompagner sa protégée à Cardegoss, la cour du Roya Orico. Son expérience ne sera pas de trop pour aider Iselle à surmonter tous les pièges qui attendent la future reine de Chalion.

Lois McMaster Bujold a passé ces quinze dernières années à nous prouver qu'elle était une figure incontournable du space opera d'aventures, notamment en accumulant les prix Hugo et Nebula. Avec Le fléau de Chalion, elle ajoute la fantasy à son arc avec une facilité et un brio déconcertants.





  • Les premières lignes

Cazaril entendit les cavaliers sur la route bien avant de les voir. Il regarda par-dessus son épaule. Derrière lui, le sentier usé serpentait autour de la butte qui tenait lieu de colline dans ces plaines venteuses, avant de replonger dans la gadoue hivernale du sol pauvre de Baocia. À ses pieds, un ruisselet trop petit et irrégulier pour mériter un pont ou un caniveau dégouttait sur le sentier depuis les pâtures rasées par les moutons un peu plus haut. Le fracas des sabots, le cliquetis et le grincement des harnais, le tintement des cloches et l'écho de voix insouciantes s'approchaient à un rythme trop rapide pour appartenir à un fermier prudent suivi d'une escorte, ou à des muletiers parcimonieux menant leurs bêtes de charge.
Le cortège contourna la butte au trot : une douzaine d'hommes allant deux par deux, arborant la panoplie complète de leur ordre. Mais ce n'étaient pas des bandits. Cazaril soupira, puis avala sa salive pour calmer son estomac perturbé. Non qu'il puisse offrir davantage aux bandits qu'un peu d'exercice. Il se traîna un peu à l'écart du sentier et se tourna pour les regarder passer.
Les cavaliers portaient des chemises de mailles argentées, destinées à être montrées et non portées, qui luisaient dans la lumière aqueuse du matin.
Leurs tabards bleus, teints dans des tons presque identiques, étaient ornés de broderies blanches dessinant l'emblème de la dame Printemps. Leurs capes grises, que la brise soulevée par leur passage faisait flotter dans leur dos comme des bannières, étaient fixées à leurs épaules par des insignes d'argent qu'on venait de faire reluire. C'étaient des frères-soldats de cérémonie, et non de guerre ; ils n'auraient aucune envie de voir Cazaril couvrir ces habits-là de taches de sang indélébiles.
A sa grande surprise, Cazaril vit leur capitaine lever la main lorsqu'ils approchèrent. La colonne freina dans le plus grand désordre, sabots pataugeant dans la boue sur fond de bruits de succion au son desquels le vieux maître d'équitation du père de Cazaril aurait agoni cette bande de gamins d'insultes cruelles et colorées. De toute façon, peu importait.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli