Auteur : Patrick Bonazza
Date de saisie : 27/03/2006
Genre : Société Problèmes et services sociaux
Editeur : Milan, Toulouse, France
Collection : Les essentiels Milan. Milan actu
Prix : 6.00 € / 39.36 F
ISBN : 978-2-7459-2167-3
GENCOD : 9782745921673
La question sociale est revenue au coeur des préoccupations de la politique française. Elle va peser très lourd dans les débats précédant l'élection présidentielle de 2007. Délocalisations, chômage, précarité... Les Français ont peur de l'avenir. Ils ont peur pour leurs enfants. Mis en place en 1945 et enrichi ensuite durant les Trente Glorieuses (1945-1973), le système de garanties sociales qui accompagnait chaque personne tout au long de sa vie est en crise. Son existence même est menacée. Ses trois grands piliers sont attaqués.
Le temps de l'action.
Avant même que n'explosent les banlieues à l'automne 2005, la question sociale était au coeur des préoccupations de la politique française. Elle va peser très lourd encore dans les prochains mois, notamment avec la perspective de l'élection présidentielle de 2007.
Délocalisations, chômage, précarité, crise des retraites et de l'assurance maladie... Les Français ont peur de l'avenir. Ils ont peur pour leurs enfants. On ne l'a que trop répété : «l'ascenseur social» est en panne. Mises en place en 1945 et enrichies durant les trente glorieuses (1945-1975), les garanties sociales données à chaque travailleur sont aujourd'hui menacées. Le modèle social français est en crise.
Juste après le premier choc pétrolier de 1973, on avait déjà repéré des fissures (montée du chômage en particulier chez les jeunes, premières difficultés de l'assurance maladie...). Depuis, la situation n'a fait qu'empirer. Aujourd'hui, les trois grands piliers du modèle social français sont sapés...
La retraite : en dépit de la loi Fillon du 21 août 2003, il faudra trouver de nouveaux fonds pour assurer la survie du régime vieillesse. L'emploi : en plus du chômage, se multiplient les formes de précarité avec les travailleurs pauvres, les RMistes et les exclus.
Les syndicats et la gauche pensent que le modèle social peut être sauvé en restant en tout point fidèle à l'esprit et aux droits de 1945.
Avec la couverture médicale universelle (CM U) ou l'allocation dépendance (autrement appelée allocation personnalisée d'autonomie ou APA), ils enrichissent même le modèle sans être sûrs de pouvoir financer ces garanties supplémentaires. La droite est divisée. Les réformistes veulent revoir en douceur certains mécanismes comme l'ont entrepris François Fillon ou Philippe Douste-Blazy : c'est la position du Premier ministre Dominique de Villepin et de ses alliés.
L'autre tendance est plus radicale : Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur, prône une rupture, une sorte de bouleversement thatchérien. Pour sauver le modèle français, les expériences étrangères (Scandinavie, Allemagne, Grande-Bretagne...) peuvent être instructives. Mais, pour des raisons culturelles ou politiques, elles sont difficilement transposables à la France.
Le pays doit trouver en lui les ressources morales pour adapter son modèle à la nouvelle donne mondiale.
Car la concurrence économique accrue de l'étranger rend plus utile et nécessaire que jamais l'existence de garanties sociales pour l'emploi, la santé, les retraites. Malheureusement, c'est le contraire que l'on constate. Au moment précis où la mondialisation se déploie avec une force sans précédent, le modèle social est en train de craquer. On n'ose imaginer de quelles secousses le pays sera parcouru si les promesses, mille fois réitérées à gauche comme à droite, de remettre sur pied l'État-providence restent sans lendemain.
Voici venu le temps de l'action.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli