Auteur : Mikaël Ollivier
Date de saisie : 21/03/2006
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : T. Magnier, Paris, France
Collection : Petite poche
Prix : 5.00 € / 32.80 F
ISBN : 978-2-84420-431-8
GENCOD : 9782844204318
Charlotte le sent bien, ses parents lui cachent quelque chose.
A voir leur air grave, les silences dès qu'elle arrive, ça a l'air important. Mais, comme toujours avec les adultes, ce n'est jamais le moment. Alors, en attendant, Charlotte "piétine dans la pataugeoire en regardant les autres s'amuser dans le grand bain". Enfin les parents se décident à annoncer la grande nouvelle : Sophie, sa soeur aînée de 17 ans, attend un bébé. A les voir s'empêtrer dans leurs explications, on voit bien qu'ils prennent vraiment Charlotte pour une demeurée, parce que comment on fait les bébés, ça elle le sait depuis longtemps. Non, la grande question dont elle aimerait avoir la réponse, la voilà : c'est quoi l'amour ?
Les grandes questions des adultes ne sont pas celles des enfants, toujours en avance. Tout le talent et la sensibilité de Mikael Olivier dans ce qui est sa sixième Petite Poche !
Alternant les romans pour la jeunesse et pour les adultes, les scénarios pour la télévision et le cinéma, les polars, les comédies, les récits intimistes ou futuristes, Mikael Olivier, plus qu'écrivain, se dit raconteur d'histoires. Il vit aujourd'hui en Eure et Loire.
Parus récemment :
Frères de Sang, éd. Thierry Magnier, réédition en avril 2006.
"Longue vie à Monsieur Moustache", pour le collectif de nouvelles Nouvelles vertes, 2005. Jack est là (coll. Petite Poche), 2005.
Sous le même signe (coll. Roman), 2005.
Peau de lapin (coll. Petite Poche), 2004.
J'ai toujours su qu'on ne me disait pas tout.
Depuis toute petite, je regarde le monde et j'ai l'impression qu'il y a autre chose derrière. Autre chose que la pluie et le beau temps, le jour et la nuit, les saisons, Noël, les anniversaires et les grandes vacances, l'heure des repas, celles d'aller au lit ou de partir à l'école.
Bien sûr, tous les ans j'en apprends un peu plus: c'est la Terre qui tourne, pas le soleil ; avec l'auxiliaire avoir, lorsqu'il n'y a pas de complément d'objet direct, le participe passé reste invariable ; pour sauver la planète, il ne faut pas laisser couler l'eau pendant que je me lave les dents ; je ne dois pas parler aux inconnus dans la rue... Mes parents ont réponse à tout et une collection géante de conseils à me donner.
Ils ont essayé de m'expliquer la guerre, pourquoi dans certains pays les enfants n'ont pas à manger (la première fois qu'ils m'en ont parlé, c'était pour m'obliger à terminer mes haricots verts !), comment c'est possible que les avions volent alors qu'ils pèsent des tonnes et pourquoi la mer est salée. Pourtant, je sais qu'ils me cachent le plus important. Quoi ? Je n'en suis pas sûre encore.
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