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La Gouve

Couverture du livre La Gouve

Auteur : Leïla Chellabi

Date de saisie : 21/03/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : LCD Médiation, Montrichard, France

Collection : Fiction et réalité

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-909539-54-6

GENCOD : 9782909539546


  • La dédicace de l'auteur

Devant certains évènements, mon imagination toujours en mouvement, s'enflamme de conscience assoiffée... Nés spontanément, des personnages inspirés m'ont entraînée dans les arcanes d'un pouvoir central mondial où les intentions pourtant bonnes, ne tiennent pas toujours les promesses des intelligences clairvoyantes qui les mettent en oeuvre. Ayant vécu le temps de l'écrire au milieu de la Gouve, je puis pourtant vous dire que tout cela a un parfum d'intention positive qui rassure.
À lire pour ne plus passer à côté de la Gouve au cas où elle serait réellement parmi nous...

Leïla Chellabi



  • La présentation de l'éditeur

Beauté, sensualité, candeur et puissance pour Syndra, la jeune héroïne de la Gouve, qui nous entraîne dans le sillon que fait sa conscience au sein de cette organisation mondiale dont les effets des intentions certaines se font ressentir dans l'humanité tout entière.

Une histoire de pouvoir où des pouvoirs parallèles oeuvrent dans l'ombre pour plus de lumière dans le monde. A la fois inquiétant et rassurant, dépendant de la lecture que chaque conscience de lecteur en fera.

Pleinement intemporel, un roman pourtant très actuel.



  • Les premières lignes

Au bout d'une immense allée scindant en deux, à perte de vue, une plantation d'orangers, cet imposant bâtiment d'une blancheur étincelante sous un soleil plombant. D'un style oriental sobre, le blanc mat rayonne d'une lumière si éclatante que Nicolas, dans la voiture, éprouve le besoin de baisser ses lunettes de soleil pour tester cette intense luminosité de plus près, ce qui fouette son regard prudent d'une réverbération dont il ignorait jusque-là la puissance foudroyante.

L'homme assis à ses côtés n'a rien perdu de la curiosité de Nicolas, il sourit tandis que ce dernier remet rapidement ses lunettes en place.

L'allée semble interminable, le chauffeur roule si lentement que Nicolas a l'impression qu'il serait périlleux voire dangereux de forcer les ondes de chaleur se dégageant du sol tandis qu'avance la Mercedes climatisée dans laquelle il s'interroge sur son compagnon de route qu'il ne connaît pas, et sur cette invitation surprenante à laquelle il se rend.

Mais Nicolas n'étant pas stressé de nature, il se laisse aller sans modération au confort doux de la voiture et à l'attentive bienveillance qu'il ressent très fort de la part de cet homme qui s'est présenté d'un prénom : Bogdan.

Le chauffeur, lui, a pour prénom Ahmed.

Et la Mercedes avance silencieuse sur fond de concerto de Chopin, dans un pays inconnu de Nicolas. «C'est fou ça !» se dit-il, pas mécontent de cette aventure dans laquelle il s'est lancé corps et âme au grand dam de sa mère qui, elle, était un peu inquiète de le voir partir en jet privé pour une destination inconnue.

Nicolas faisait partie de ces enfants dits «indigo», ce que sa mère a toujours refusé, elle préférait se dire que les générations qui arrivaient étaient celles de l'avenir, et que des petits soldats du Christ, spirituellement initiés, venaient augmenter les rangs de ceux qui devraient faire bouger le monde, enfin ! en le menant du mental au coeur par la voie large d'une incarnation au service de l'humanité. Alors, indigo ou pas, qu'importe la couleur, il semblait à la mère de Nicolas que les hommes, décidément, avaient toujours besoin de mettre des étiquettes et des couleurs sur tout y compris sur leurs semblables ! Ce qui n'était ni de son goût ni dans la conception qu'elle avait des choses de la vie et des nouveaux enfants qui étaient confiés à des parents comme elle et tant d'autres. Blandine, la mère de Nicolas, était très au fait de la différence de son fils aujourd'hui âgé de vingt-six ans, surdoué depuis toujours et brillant informaticien passionné d'intelligence artificielle, embauché dès sa sortie de l'université de Montréal dans une entreprise à Laval au Québec et invité à participer à un Centre de recherche dans la même ville.

Tout cela avait forcé Blandine à s'installer à Montréal durant quelques années, dans le quartier d'Ourtremont qu'elle aimait beaucoup, pour ne pas être séparée de son fils, ce que n'avait pu faire son époux, forcé lui de rester en France pour cause d'entreprise indélocalisable à cette époque troublée que traversait le monde.


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