Passion du livre - tout sur le livre : Docteur Pasavento

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Docteur Pasavento

Couverture du livre Docteur Pasavento

Auteur : Enrique Vila-Matas

Traducteur : André Gabastou

Date de saisie : 11/03/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-267-01813-4

GENCOD : 9782267018134

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Le héros de l'écrivain est Robert Walser, dont il admire l'habileté à passer inaperçu. Vivre le destin de cet auteur signifie pour Pasavento se retirer du monde. Il veut s'éloigner et, un beau jour, il disparaît. Il se dit qu'on le recherchera, qu'il lui arrivera la même chose qu'à Agatha Christie quand toute l'Angleterre s'était mise à ses trousses pendant onze jours et avait fini par la retrouver. Mais personne ne recherche le docteur Pasavento et peu à peu s'impose cette simple vérité : personne ne pense à lui.
Il aura alors recours à la stratégie du renoncement. Il va renoncer au moi, à sa grandeur et à sa prétendue dignité et en viendra même à croire que sa personne incarne à elle seule l'histoire de la disparition du sujet en Occident. Il se rend à l'asile d'aliénés suisse où Walser passa tant d'années à l'écart du monde et fait ses premières armes dans un art très singulier dans lequel son écrivain préféré était passé maître : l'art de n'être rien.





  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 9 mars 2006

Ecrire, ne pas écrire : telles sont les deux activités au coeur de tous les textes d'Enrique Vila-Matas depuis plus de vingt ans et qui ont fait en France de l'écrivain barcelonais né en 1948 un auteur phare des éditions Bourgois (Passage du Nord/ Ouest a cependant aussi publié trois de ses volumes)...

Les écrivains et leurs textes sont presque toujours les héros véritables des livres d'Enrique Vila-Matas. Dans une espèce de post-modernisme humaniste, avec humour et ironie et non sans émotion, il fait vivre une seconde vie aux citations en en changeant l'auteur (Valery Larbaud se retrouve l'auteur d'une phrase de Christophe, le créateur de la Famille Fenouillard) ou en intervertissant les écrivains et ce qu'ils ont dit quand il en cite plusieurs à la fois, comme par exemple, dans Docteur Pasavento, Samuel Beckett et Peter Handke. Mais l'auteur au centre de ce dernier livre est Robert Walser, l'écrivain suisse né en 1878 et mort en 1956 après vingt-sept ans passés à l'asile, et qui passionne Vila-Matas depuis Abrégé d'histoire de la littérature portative. Car l'auteur de l'Institut Benjamenta, «le prince discret des écrivains qui ont du charme», est celui dont la vie et l'oeuvre se rapprochent le plus des ambitions des personnages de Vila-Matas... Docteur Pasavento n'est cependant pas une satire littéraire, c'est un texte d'où, à partir de la rue Vaneau, à Paris, sont évoqués les grands problèmes du monde, comme la politique syrienne au Liban (avec les aventures de Mohamed al-Joundi, le fameux chauffeur de deux journalistes otages français), et, certes, des questions qui peuvent apparaître de moindre envergure mais qui font aussi beaucoup pour la réputation de la rue Vaneau qu'habitèrent aussi bien Julien Green qu'André Gide... D'une façon générale, Enrique Vila-Matas instrumentalise les écrivains, leurs livres et leurs phrases. Mais sans, bien au contraire, qu'on puisse y voir le moindre élément péjoratif. Plutôt comme on instrumentaliserait des molécules pour en faire des médicaments, ou des mots pour en faire des romans.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli