Auteur : Christophe Bourseiller
Date de saisie : 10/03/2006
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Flammarion, Paris, France
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-08-068560-5
GENCOD : 9782080685605
Enfant de la balle et des années soixante, Christophe Bourseiller traverse les époques à un train d'enfer. Godard, Genet, Aragon sont les parrains d'une enfance spectaculaire. En 1977, le jeune homme déclare à Danièle Delorme «J'aime vos seins, enfin surtout le gauche» dans le film Un éléphant, ça trompe énormément. La célébrité est immédiate, c'est décidé, il jouera la comédie. Mais son destin l'appelle ailleurs. Il croise Andy Warhol, Serge Gainsbourg, et tant d'autres icônes de sa génération. Tout s'enchaîne, dans une cacophonie joyeuse, désespérée, forcément inclassable. Mai 68 ? Il était trop jeune... Le punk ? Il était là, avec un sourcil levé. Journaliste, animateur radio pendant l'explosion des radios libres, présentateur télé pour le meilleur et pour le pire, acteur toujours, écrivain éclectique, passionné par l'ultra-gauche et la théorie situationniste, Christophe Bourseiller se dissimule, se dévoile, se camoufle et tente d'exister, avec ses désirs et ses contradictions.
Où commencent les mémoires et où finit la fiction de cet écrivain qui tourna, à l'âge de 4 ans, dans «La Guerre des boutons» ?
Il y a beaucoup de noms propres. Ce sont des noms célèbres. Christophe Bourseiller a grandi au milieu d'un générique. Sa mère était actrice, son père dans le théâtre, son beau-père metteur en scène. Aragon était un ami de la famille : il détestait les aliments verts. Le petit Christophe surnommait Ionesco «Yo-Yo», ce que le dramaturge trouvait hilarant. A quatre ans, dans La Guerre des boutons, le gamin avait cette réplique qui fit date dans les cours de récréation : «Couille molle». L'appartement de la rue de Miromesnil servit de décor à La Chinoise de Godard. Christophe joua dans Deux ou trois choses que je sais d'elle, mais on se souvient surtout de l'adolescent en duffle-coat transi devant Danièle Delorme dans Un éléphant, ça trompe énormément («J'aime vos seins, surtout le gauche»). Ce rôle lui colla à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock. Personne ne le prend au sérieux. Pourtant, à treize ans, il fonda le Parti communiste marxiste léniniste maoïste stalinien (PCMLMS) dont il était le seul adhérent. Il veut écrire dans les journaux, on lui rit au nez.
Déchiré entre Heidegger et Yves Robert, il s'intéresse à la marge, aux extrêmes...
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