Passion du livre - tout sur le livre : Adriana Mater : opéra

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Adriana Mater : opéra

Couverture du livre Adriana Mater : opéra

Auteur : Amin Maalouf

Date de saisie : 09/03/2006

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 10.00 € / 65.60 F

ISBN : 978-2-246-70631-1

GENCOD : 9782246706311

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Dans un pays en guerre, Adriana, jeune femme passionnée, tombe enceinte à la suite d'un viol. Sa soeur cherche à la convaincre de ne pas garder l'enfant. Adriana répond : «C'est mon fils, non celui du violeur. C'est à moi qu'il ressemblera !»

Mais elle n'est sûre de rien. Pendant des années, elle se demandera avec angoisse si Yonas, qui porte le sang de la victime et celui du bourreau, sera Caïn ou bien Abel.

Devenu adulte, le garçon promettra de tuer son géniteur. Sa mère le regardera partir sans tenter de l'en dissuader. C'est seulement à son retour qu'elle lui dira : «Cet homme méritait de mourir, mais toi, mon fils, tu ne méritais pas de tuer.»

Un texte magnifique.

Amin Maalouf est l'auteur d'une importante oeuvre romanesque. Adriana Mater est son deuxième livret d'opéra, après L'Amour de loin.





  • Les premières lignes

«ADRIANA :

Quand les yeux de la cité se ferment, Je dévoile ma voix.

Ma voix que j'ai cueillie

Dans un jardin d'automne,

Puis couchée sous les pages d'un livre ; Ma voix que j'ai rapportée du pays Entre mes draps couleur de soufre ;

Ma voix que j'ai glissée dans mon corsage,

Sous les plis de mon coeur.

Quand les yeux de la cité se ferment, Je dévoile mon coeur.

Mon coeur que j'ai cueilli

Dans un jardin d'automne,

Puis couché sous les pages d'un livre ; Mon coeur que j'ai rapporté du pays Entre mes draps couleur de pierre ; Mon coeur que j'ai glissé dans mon corsage,
Sous les plis de ma peau.

(Un jeune homme, Tsargo, s'approche, d'un pas mal assuré. Tenant à la main une bouteille, il se place entre la porte et la jeune femme, comme pour l'empêcher de rentrer chez elle. De la maison, Refka les épie l'un et l'autre sans qu eux-mêmes la voient.)

ADRIANA :

Quand les yeux de la cité se ferment, Je dévoile ma peau.

Ma peau que j'ai cueillie

Dans un jardin d'automne,

Puis couchée...»


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