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Dans mon berceau... il y a des cactus : de la souffrance du foetus à la souffrance du bébé

Couverture du livre Dans mon berceau... il y a des cactus : de la souffrance du foetus à la souffrance du bébé

Auteur : Collectif | Dirigé par Alain Debourg

Date de saisie : 09/03/2006

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Erès, Ramonville-Saint-Agne, France

Collection : Mille et un bébés. Drames et aléas de la vie des bébés, n° 79

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-7492-0560-1

GENCOD : 9782749205601

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Longtemps ignorée, niée, la souffrance du bébé reste de reconnaissance et d'interprétation difficiles. Comportements hostiles, troubles de la vigilance, manifestations somatiques diverses, la souffrance physique et la souffrance psychique du bébé sont intimement liées. Que réveille en nous cet engrenage inadéquat à ses besoins élémentaires ?

Des recherches récentes ont mis l'accent sur la nécessité de se pencher sur la vie foetale pour mieux comprendre ce bébé en interaction avec son environnement. Quelle layette lui a donc été tricotée durant sa vie intra-utérine ?

Cet ouvrage se propose d'aller à la rencontre de la souffrance des bébés, dès avant leur naissance, en confrontant l'expérience des professionnels de la périnatalité : pédiatres, gynécologues, puéricultrices, psychologues, psychiatres, psychanalystes. Une invitation à saisir les signes de souffrance discrets pour prévenir les troubles de la relation.

Alain Debourg est psychiatre, hôpital du Vésinet.





  • Les premières lignes

Extrait de la présentation de Micheline Blazy :

«Dans l'expérience qui est la nôtre, c'est, me semble-t-il, le moment de faire le point avec d'autres profession-. Longtemps - et c'est encore un peu le cas - nous avons été parasités par la symptomatologie parfois bruyante de la mère, occultant du coup les signes cliniques souvent discrets que présentent les nouveau-nés.

En regardant en arrière, j'ai l'impression qu'il y a encore dix ans, nous ne voyions, nous n'entendions que la mère, ne considérant le bébé que comme son satellite. Notre travail consistait surtout à accompagner la mère et à évaluer son comportement vis-à-vis de son satellite-bébé, l'effet qu'avait sur elle sa maternité. Dans l'évaluation de la relation mère/enfant, seules intervenaient les capacités maternelles évaluées instinctivement au risque d'être fonction du propre idéal ou de la norme personnelle du soignant. L'état de l'enfant, ses ressources personnelles n'étaient que peu pris en compte, encore moins soutenus. II y avait bien les auxiliaires de puériculture, référentes des bébés qui parvenaient à n'écouter que le bébé, mais il nous manquait des outils sémiologiques fins et communs pour qu'elles puissent nous transmettre son malaise.

En dehors d'une souffrance évidente - je me souviens d'un nouveau-né de mère très pathologique, présentant un eczéma généralisé qui le transformait en une croûte saignante et suintante miraculeusement guérie après séparation d'avec la mère et deux jours de pouponnière - en dehors donc d'une souffrance manifeste du bébé, nous passions probablement à côté de certains signes plus discrets comme un évitement du regard, des troubles du tonus, des temps de sommeil très prolongés...

Alors que la mère, adulte comme nous, femme et mère comme la plupart d'entre nous dans l'équipe, présente une symptomatologie qui crève l'écran : une maladie organique cruelle, une dépression majeure, un délire fonde, une carence profonde qui attire soins et compassion (ou réprobation), son nouveau-né, lui, va gérer tant bien que mal sa détresse qui risque de passer inaperçue si nous n'y prêtons pas une attention particulière. Ses mécanismes d'adaptation à un mode de relation pathologique peuvent alors s'installer de façon durable...»


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