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Un moment à Pékin : enfances chinoises

Couverture du livre Un moment à Pékin : enfances chinoises

Auteur : Lin Yutang

Traducteur : François Fosca

Date de saisie : 26/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : P. Picquier, Arles, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-87730-727-7

GENCOD : 9782877307277


  • La présentation de l'éditeur

Ce livre a le charme des grandes fresques romanesques, où la toile de fond historique alimente les péripéties de clans familiaux. Il a aussi l'attrait plus subtil de ces romans qui, à petits points, savent restituer le dessin sensible d'une époque et nous font pénétrer dans l'intimité des désirs et des émotions qui sous-tendent les comportements. Nous sommes en 1900 : chassé par les troubles de la révolte des Boxers, M. Yao, riche commerçant épris de taoïsme et de libre pensée, quitte Pékin avec femme, enfants et serviteurs. Au cours du voyage, Moulane, sa deuxième fille âgée de dix ans, disparaît, enlevée par des voleurs d'enfants. Ainsi débute l'histoire de la famille Yao, liée à celle de M. Tseng, un confucianiste à l'ancienne mode. Relations entre générations, de maîtresses à servantes, amours interdites et mariages de raison, le lecteur se laisse emporter par la destinée de ces familles à un moment où l'ancienne Chine bascule vers la modernité. Lin Yutang, qui souhaitait tant faire connaître la vie et la culture de ses compatriotes aux Occidentaux, choisit ce moment clé du passage de la tradition aux idées nouvelles ; mais en dépit des conflits, son roman, centré sur les femmes, respire un optimisme et un bonheur de vivre qui le rendent très attachant. Enfances chinoises forme la première partie d'Un moment à Pékin. La deuxième partie paraîtra au printemps 2005.



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  • La revue de presse Claude Michel Cluny - Le Figaro

... Lin Yutang, du fait d'exils successifs d'abord motivés par son soutien au Guomindang, puis par l'invasion japonaise, passe la seconde partie de sa vie hors de Chine continentale. Mais il avait amassé le matériau utile à son oeuvre. S'il conserve au roman le foisonnement de la tradition, multipliant épisodes et personnages, les entrecroisant selon les combinaisons rituelles de la société chinoise et au gré de sa fantaisie inventive, c'est pour mieux nous retenir. Car, à l'instar de Mao Dung ou de Lao Tsé, il lui faut, sinon nous faire comprendre la Chine, du moins nous offrir de la connaître de l'intérieur au moment même où le régime impérial mandchou s'effondre dans l'incompétence et la corruption. Quel terrain de chasse aux révélations et aux indiscrétions plus favorable que la vie d'une grande famille chinoise, ses habitudes, ses relations, ses affaires !... Alors que le cours de l'histoire en finit avec la vieille peste autocrate qui fut une double calamité pour l'État - l'impératrice Tzeu-hi -, une autre révolution se fait jour dans le délicieux chatoiement des jeunes filles en fleur. L'interdiction de bander les pieds des filles est un premier «pas» vers un nouveau statut des femmes dans la famille et dans la société. Les jeunes héroïnes de Lin Yutang, du moins deux ou trois d'entre elles, pressentent l'évolution des moeurs et la désirent. Pouvoir marcher comme quiconque, pouvoir sortir, pouvoir choisir et non plus subir. «La vieille femme ignorante qui avait tenu le pouvoir pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle avait, plus que personne au monde, entravé le développement de la Chine», écrit l'auteur... Ces «enfances chinoises», c'est un peu la naissance difficile de la nouvelle Chine...


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