Auteur : Kathy Reichs
Traducteur : Viviane Mikhalkov
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Policiers
Editeur : Robert Laffont, Paris, France
Collection : Best-sellers
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-221-10062-2
GENCOD : 9782221100622
Dans la cave d'une pizzeria sordide, Tempe Brennan exhume les squelettes de trois jeunes filles. L'enquête conclut à un crime vieux d'un siècle. Tempe, elle, a un autre point de vue : le meurtrier court encore... Il lui faudra toute son obstination et toute sa combativité pour poursuivre l'enquête en dépit des conclusions hâtives des détectives toutes ses compétences d'anthropologue judiciaire pour parvenir à dater les squelettes et justifier sa conviction; tout son courage et son sang-froid pour affronter un tortionnaire plus terrible encore qu'elle ne l'imaginait...
Anthropologue judiciaire comme son héroïne et alter ego, Kathy Reichs nous dévoile les secrets d'un métier qui passionne un public croissant. La preuve : Tempe Brennan est désormais l'héroïne de la nouvelles série phare de la télévision américaine, Bones, bientôt sur les écrans français.
Née à Chicago, Kathy Reichs est anthropologue judiciaire à Montréal et professeur d'anthropologie judiciaire à l'université de Charlotte, en Caroline-du-Nord. Elle fait partie des cinquante anthropologues judiciaires certifiés par l'American Board of Forensic Anthropology et travaille fréquemment de concert avec le FBI et le Pentagone. Meurtres à la carte est son septième roman. Récompensée par le prix Ellis dès son premier roman, Déjà Dead (1998), Kathy Reichs est traduite dans vingt-huit pays.
... Temperance Brennan, le personnage qu'elle inventa en 1994, exerce donc son métier et, comme elle, partage son activité entre la Caroline du Nord et Montréal, où se situe la septième de ses aventures.
Dans Meurtres à la carte, la jeune femme se voit confier les ossements, découverts dans la cave d'une pizzeria, de trois adolescentes. Selon la police, ils seraient vieux d'un siècle. Mais Temperance les soupçonne d'être beaucoup plus récents...
Malgré un suspense croissant et des dialogues relevés de sympathiques jurons québécois, ni l'intrigue ni les personnages ne brillent par leur sophistication. La véritable originalité tient davantage dans la nature du travail d'anthropologue judiciaire, à la fois rat de laboratoire et enquêteur de terrain...
«Tel était l'air qui me tournicotait dans la tête quand un coup de feu a explosé dans la cave exiguë où je travaillais, le nez au ras du sol.
Mon regard a volé vers le rocher à un mètre de moi.
Y était collé un corps désarticulé, magma de muscles, d'os et de boyaux qui ont glissé lentement le long de la paroi en y laissant une traînée de sang et de poils.
J'ai vivement essuyé de ma main gantée les gouttelettes chaudes qui dégoulinaient sur ma joue.
- Assez ! ai-je crié tout en pivotant sur mes talons.
- Ces rats, c'est une engeance du diable ! m'a répliqué Luc Claudel dans son français de la campagne haché et nasal, et ses sourcils ont plongé l'un vers l'autre jusqu'à se rejoindre en V.
Le sergent détective a baissé son 9 mm sans le ranger pour autant.
Lundi, lundi... le jour auquel on ne peut pas se fier...
- Vous n'avez qu'à leur jeter des pierres !
- Il était si gros, ce salaud, qu'il me les aurait renvoyées.
Cela faisait des heures que j'étais accroupie dans le froid et l'humidité de Montréal en ce lundi matin, et mes genoux commençaient à en avoir leur dose. Ils me l'ont signalé dès que j'ai voulu retrouver la station debout.
- Où est Charbonneau ? ai-je demandé en faisant tourner mes pieds chaussés de bottes pour tenter de les réchauffer.
- Il interroge le propriétaire. Je lui souhaite bonne chance. Ce connard a de la soupe aux pois en guise de cerveau.
- C'est lui qui a tiré le gros lot ?
- Non, le plombier.
- Qu'est-ce qu'il faisait dans cette cave, celui-là ?
- Ce génie avait repéré une trappe près de la cuvette des chiottes. Il a décidé de s'offrir une petite exploration souterraine, histoire de se familiariser avec les canalisations d'égout.
Me rappelant l'escalier branlant par lequel j'étais descendue, je me suis étonnée que quelqu'un puisse prendre un tel risque rien que pour le plaisir.
- Et il a trouvé les os en surface ?
- Il prétend qu'il s'est pris les pieds dans quelque chose qui dépassait du sol. Là-bas..., a précisé Claudel en désignant du menton un creux au sud, à la jonction du mur et du sol en terre battue. Il a tiré dessus. Après, il l'a montré au propriétaire et ils sont allés en choeur consulter un ouvrage à la section Anatomie de la bibliothèque municipale pour voir s'il ne s'agissait pas d'un os humain...»
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