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J'te plaque, ma sclérose : témoignage coloré sur une maladie sombre

Couverture du livre J'te plaque, ma sclérose : témoignage coloré sur une maladie sombre

Auteur : Arnaud Gautelier

Date de saisie : 07/03/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : P. Rey, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-84876-049-0

GENCOD : 9782848760490

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

À 22 ans, Arnaud Gautelier est un jeune homme heureux, insouciant. Un matin, au réveil, il n'arrive plus à marcher. IL ressent des vertiges : Le côté gauche de son corps est paralysé. Après d'interminables examens à l'hôpital, tombe Le terrible diagnostic : Arnaud est atteint de La sclérose en plaques.

Grâce à ce texte lucide, réaliste, mais empreint d'humour, et à La centaine d'illustrations qui L'accompagnent, L'auteur nous fait partager Le quotidien de sa maladie, à partir du moment où elle se déclare. Il raconte l'hôpital, Les soins, la réaction des proches, du personnel soignant, des collègues... Son récit est sans concession mais, après cinq ans d'épreuves surmontées, Arnaud Gautelier n'hésite pas à transmettre, par son J'te plaque ma sclérose, un formidable message d'espoir et de vie.





  • Les premières lignes

«Un dimanche matin de novembre 1998, à Paris, mon réveil sonna vers 10 heures dans mon studio du quatorzième arrondissement ; le premier pied posé par terre (ce devait être le gauche), mon histoire avec la sclérose en plaques commença. Vertiges, paralysie de tout le côté gauche de mon corps : que m'arrivait-il ?

- Allô m'man ? C'est moi, je crois que j'ai un problème.

Ma mère a dû sentir à ma voix que quelque chose de grave se passait, surtout un dimanche vers 10 heures Normalement, je dors encore pour me remettre de mes soirées folles du samedi et être en forme le lundi avant d'aller travailler.

Mais, la veille, je n'étais pas sorti à cause d'une énorme fatigue.

Mes parents habitaient dans les Yvelines, là où j'ai passé la plus grande partie de mon adolescence. Ils arrivèrent chez moi quarante minutes après mon coup de téléphone. Il n'a pas fallu longtemps à ma mère pour annoncer à son mari leur nouvelle destination l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Depuis le début du mois de novembre 1998, j'avais une partie du visage un peu paralysée.
Je ressentais des «fourmis», comme quand on reste longtemps dans la même position. Je me disais que c'était encore cette satanée dent de sagesse qui se réveillait mais, plus tard, mon stomatologue m'a plutôt parlé d'un éventuel problème neurologique. Je n'y ai prêté aucune attention.

Arrivé aux urgences, je n'avais plus d'équilibre, ma démarche ressemblait à celle d'un ivrogne que l'on peut croiser dans ces mêmes lieux tard le soir. L'attente ne fut pas longue, pour une fois. Après quelques examens, le médecin des urgences m'annonça que je devais rester la nuit à l'hôpital pour passer une IRM (Imagerie à Résonance Magnétique) dès le lendemain. Je me rassis à côté de mes parents et me mis à pleurer...»


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