Auteur : Jim Harrison
Traducteur : Brice Matthieussent
Date de saisie : 07/03/2006
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Bourgois, Paris, France
Collection : Fictives
Prix : 23.00 € / 150.87 F
ISBN : 978-2-267-01810-3
GENCOD : 9782267018103
«L'ours» Jim vit désormais dans le Montana, mais ses histoires sont toujours hantées par la sauvage péninsule nord du Michigan, lieu de son enfance. On y retrouve Chien Brun, un Indien métis déjà croisé dans d'autres recueils de nouvelles, plus attachant que jamais. Grognon, buveur, râleur, séducteur, grand pêcheur de truites devant l'Eternel, Chien Brun est piégé par la pauvreté, ses déboires amoureux, et vit écartelé dans un monde de Blancs. Il a une rage de dents.
Ainsi commence L'Eté où il faillit mourir, par une banalité. Mais, culotté comme toujours, Jim Harrison l'emmène au bout de lui-même, dans une histoire héroïque, où les nuits sont lumineuses et les espaces vertigineux...
Cette autobiographie à peine déguisée est une formidable plongée dans l'univers de Jim Harrison...
Le délectable Jim Harrison a inventé une nouvelle école littéraire, ô combien atypique : l'école buissonnière. On y apprend à désapprendre, à se dépouiller, à renouer avec la vie sauvage en dormant à la belle étoile, sous les caresses du vent. Et si les héros de Big Jim nous enchantent, c'est parce qu'ils sont des routards célestes qui ne cessent de tourner le dos aux pesantes contraintes de la civilisation. Parmi eux, un éternel réfractaire nommé Chien Brun, qu'on retrouve souvent dans les livres de Harrison... Aux robinsonnades de son héros fétiche l'auteur de Dalva ajoute deux autres récits très différents. Dans le premier, Epouses républicaines, il prouve qu'il est un maître du monologue intérieur, en donnant la parole à trois bourgeoises BCBG qui, à tour de rôle, se sont fait blouser par le même homme. Et, dans Traces, Harrison signe un autoportrait pudique où il évoque son enfance émerveillée au coeur du Michigan, ses débuts d'écrivain et ses années de galère dans la jungle littéraire américaine. Il sut lui échapper. Et rester un indomptable gambergeur, le dernier bohème d'outre-Atlantique.
Jim Harrison adore mettre en scène des types un peu fêlés, des tricksters qui vont squatter les forêts du Michigan pour fuir les tintamarres de l'Amérique urbaine. Parmi eux, l'increvable Chien Brun, dont Big Jim a fait son héros-fétiche. Vivant de braconnages et d'expédients, cet Indien métis - 90 kilos de viande frémissante - festoie, traficote, fanfaronne, roule les flics dans la farine mais dès qu'il entend gazouiller les eaux d'un torrent, il redevient un ange et s'empiffre d'écume en s'endormant à la belle étoile. Les lecteurs de Julip et d'En route vers l'ouest connaissent bien Chien Brun, le desperado du Far West. Le revoilà, dans L'été où il faillit mourir. Mais, cette fois, en plus d'une rage de dents carabinée, il a la queue basse et l'âme en berne. Parce que les affreux bureaucrates du coin veulent lui arracher la petite Baie, une gamine handicapée dont il a la charge... Une fois de plus, Harrison enchante : cette novella est un délicieux éloge de la désobéissance, un hymne à la vie sauvage dans un Michigan encore idyllique.
A ce concentré de nectars harrisoniens s'ajoutent deux autres récits...
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