Auteur : Collectif
Date de saisie : 06/03/2006
Genre : Sociologie, Société
Editeur : Erès, Ramonville-Saint-Agne, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-7492-0452-9
GENCOD : 9782749204529
L'Europe dans le champ des sciences humaines et sociales.
Claude Tapia Éditorial : l'«objet» Europe dans le champ des sciences humaines et sociales.
André Demailly : La construction européenne entre discours et action.
Pascale Chelin-Allanic : Rôle et fonction des collectivités locales dans le processus de construction européenne.
Christine Bonardi : Les bases d'une psychologie sociale européenne.
Margarita Sanchez-Mazas - Raphaël Gély : Des appartenances aux identités : vers une citoyenneté politique européenne.
Lucy Baugnet - Arnauld Fouquet : L'Europe dans les médias : effets de contexte.
Béatrice Madiot La Lettonie et l'Europe : identité nationale et mémoire collective.
Annamaria de Rosa - Marialibera d'Ambrosio : L'Union européenne de 15 à 25 : représentations, projections et attitudes des jeunes étudiants.
Stéphan Lipiansky : Une nouvelle perspective sociale pour l'Europe : l'allocation universelle.
Jean-Pierre Algoud : L'Europe et la dynamique des civilisations.
Études
Verena Aebischer - Petru Postolache : Conduite de changement et intégration européenne.
Anca Purcarea - Lucia Sandovici : Approche psychosociale et interculturelle.
John Cultiaux : Les destins de la rupture.
Observation d'une crise et de son dépassement dans le cadre d'une modernisation.
Jean-Pierre Durif-Varembont - Joël Clerget - Christiane Durif-Varembont - Marie-Pierre Clerget L'ennui vu par les élèves : ses indicateurs et ses effets.
Extrait de l'éditorial de Claude Tapia :
«Nous écrivions, il y a quelques mois, dans la note de présentation de ce numéro de Connexions, donc avant la tenue en France du référendum sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), que l'année 2005 allait être capitale pour la construction européenne et que les différents peuples concernés apparaissaient divisés sur l'opportunité d'adopter cette constitution sous sa forme actuelle. En France, le verdict a été sans appel. La majorité des électeurs français, contrairement aux attentes et aux pronostics optimistes du début de l'année, a estimé ne pas pouvoir aller plus loin dans le processus d'unification politique de l'Europe. Ce qui fait que les peuples européens se retrouvent aujourd'hui presque dans la même situation qu'il y a cinquante ans, c'est-à-dire face à un projet d'union reposant sur le développement économique concerté et la coordination d'échanges, notamment dans le domaine culturel et éducatif. Les sondages et les commentaires politiques ou sociologiques post-référendum ont bien tenté d'inventorier les facteurs expliquant la montée de la méfiance - disons l'euroscepticisme - au sein de diverses catégories sociales ou professionnelles en France. Mais les explications sommaires, d'ailleurs concurrentes, mêlant facteurs sociaux, économiques, psychologiques, marquées par le militantisme ou le parti pris idéologique, ne peuvent satisfaire les chercheurs en sciences humaines ou sociales dont le véritable intérêt va à la compréhension des mécanismes psychologiques, cognitifs ou affectifs, à l'origine de la cristallisation des représentations sociales et des attitudes collectives orientant les conduites, et à celle des variables sociales, culturelles, idéologiques agissant sur ces mécanismes. C'est pourquoi les études présentées ici n'ont rien perdu de leur actualité et de leur potentiel explicatif, même si le résultat du référendum sur le traité constitutionnel a donné un coup d'arrêt à la dynamique de l'adhésion au projet d'unification ou de fédération européenne. Elles apportent indubitablement un éclairage sur les institutions européennes et leur fonctionnement, sur les comportements des populations relatifs à la construction européenne et à son élargissement, enfin sur la place qu'occupe sur l'échiquier des travaux de sciences humaines, notamment dans le registre psychosociologique, la rubrique «Europe».
Nous utilisons l'expression «l'objet Europe» pour bien signifier qu'au-delà de sa réalité géographique, culturelle, historique, l'Europe peut être aussi une «chose» conceptuelle, virtuelle, appelant des investigations d'un type particulier selon des méthodes spécifiques. Le thème Europe devient ainsi «objet psychosociologique» quand se trouve construite une démarche visant à expliquer comment, chez les membres d'une collectivité, des opinions, images, idées, représentations, s'organisent en tendances plus complexes en faveur ou contre un projet mettant en discussion le problème de la compatibilité des appartenances, des références habituelles ou traditionnelles...»
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