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Etre sans destin : le livre du film

Couverture du livre Etre sans destin : le livre du film

Auteur : Imre Kertész

Traducteur : Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba

Date de saisie : 04/03/2006

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-7427-5746-6

GENCOD : 9782742757466


  • La présentation de l'éditeur

Voici le scénario original qu'Imre Kertész a écrit pour l'adaptation cinématographique de son roman Etre sans destin dans lequel son expérience concentrationnaire est évoquée.
Illustré par des photographies en couleurs de Buda Gulyas, cette version du roman - augmentée et adaptée aux exigences du septième art - constitue une oeuvre à part entière dont émane toute la force narrative du prix Nobel de littérature.
Très remarqué au Festival de Berlin (2005), le film Etre sans destin est le premier long métrage de Lajos Koltai, chef opérateur favori d'Istvan Szabo, avec Marcell Nagy, Aron Di-mény et Andrâs M. Kecskés sur une musique originale d'Ennio Morricone.



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  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 2 mars 2006

Lorsqu'en 1944 le Hongrois Imre Kertész fut déporté à Auschwitz puis à Buchenwald, il n'était qu'un adolescent insouciant : au plus bel âge de sa vie, il fut confronté à l'horreur et il tira de cette expérience un livre bouleversant, Etre sans destin, où il nomme l'innommable avec la candeur d'un ange égaré aux Enfers. L'an dernier, ce témoignage a été adapté à l'écran par Lajos Koltai ; pour éviter les mauvaises surprises, Kertész en a lui-même écrit le scénario, qu'Actes Sud vient de publier avec des photographies réalisées pendant le tournage. En même temps, voici un petit récit cinglant, Roman policier, une fable sur le totalitarisme qui nous rappelle que le Nobel de littérature 2002, après avoir été victime des nazis, dut moisir de longues années dans la Hongrie communiste. Cette double barbarie, il sut l'affronter en devenant un clandestin, un homme de l'ombre qui attise les feux vacillants d'une oeuvre torturée, inquiète, hantée par le mal... Car la machine totalitaire est aussi aveugle qu'absurde, et Kertész en démonte les rouages comme un horloger des ténèbres : en cent pages, tout est dit, la peur et le vertige, la cruauté et la sottise. Effrayant.


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