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Les grandes bourgeoises

Couverture du livre Les grandes bourgeoises

Auteur : Emmanuelle de Boysson

Date de saisie : 22/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-7096-2740-5

GENCOD : 9782709627405


  • La présentation de l'éditeur

Six femmes en lice : Cerise, Philippine, Iris, Douce, Lila, Rose, grandes bourgeoises ou apparentées. Jeunes filles, elles ont toutes appartenues au même rallye mondain ; aujourd'hui, avantageusement mariées, elles tiennent à leur confort comme une chatte à son coussin. Pas tendres pour un sou, elles s'observent, se jugent, se jalousent, griffent. Entre elles, circule une mystérieuse bague en émeraude qui va faire dérailler leur train-train. Au moment où elles tentent de se libérer de leurs névroses, elles sont déçues, piégées par leurs travers. Pour notre plus grand plaisir, elles forment un étonnant bouquet de défauts révélateurs de leur milieu : une épaisse couche de morale, une désespérante naïveté, un goût prononcé pour l'intérêt, une tendance exagérée au narcissisme, à l'hystérie ou même à la radinerie. Plus d'épines que de moelleux ! En un mot, on ne leur a pas appris à être simples : elles le paient, mais compensent et se relèvent. Malgré le luxe, un quotidien, disons facile, elles rêvent toutes d'un ailleurs improbable aux antipodes de leur univers étriqué. Seule Rose, la vieille fille confite, parviendra à larguer les amarres, à se fondre dans la masse pour y gagner sa liberté.
«Je sais de quoi je parle, j'appartiens à ce petit monde dont je me moque, mais ne vous y méprenez pas, mon autodérision est un signe de bonne santé ! Je déborde d'affection pour ces femmes à mi vie, si touchantes avec leurs fêlures, leurs certitudes, leurs limites.» reconnait Emmanuelle de Boysson.



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  • La revue de presse Anne Berthod - L'Express du 9 mars 2006

Il y a Cerise, la fille à papa un peu collet monté, Philippine, femme d'un polytechnicien qui lui a donné «un nom, un château, trois filles et une Jaguar hors argus», Iris, l'empotée épousée pour sa particule et sa fortune... Qu'elles s'adorent (rarement), se jalousent ou se crêpent le chignon, ces six narratrices appartiennent toutes à la grande bourgeoisie parisienne. Issue de ce petit monde, Emmanuelle de Boysson est féroce envers ses semblables. Pourtant, elle a voulu ses héroïnes «touchantes avec leurs fêlures»...


  • La revue de presse Guillaume Chérel - Le Point du 9 mars 2006

Souhaitons à Emmanuelle de Boysson d'avoir des amies dotées d'un grand sens de l'humour, parce que certaines d'entre elles pourraient se vexer en se reconnaissant dans son dernier livre,... En effet, si l'on oscille parfois, du point de vue de la causticité, entre le ton des séries télé «Desperate Housewives» et «Sex in the City» (en plus soft), il y a aussi un parfum de «Bridget Jones»... /... C'est une comédie de moeurs pétillante mais entre les lignes se dessine la vacuité d'existences basées essentiellement sur le paraître. Emmanuelle de Boysson est non seulement belle et talentueuse mais elle a aussi et surtout du culot.


  • La revue de presse Le Figaro du 23 février 2006 - Pierre-Jean Rémy, de l'Académie fraçaise

Elles Sont vraiment folles, ces fofolles que vous et moi, fussions-nous tout petits-bourgeois, avons croisées mille fois. Il y a trente ans, elles s'appelaient toutes Marie-Chantal, le dessinateur Kiraz les croquait délicieuses et snobs, un peu bêtasses mais aux jambes si longues... Leurs vies étaient faites de tubes de rouge à lèvres et de coups de téléphone, dans l'attente d'un Pierre-François aussi filiforme qu'elles.

Aujourd'hui, elles s'appellent Cerise, Lila, Philippine ou Douce. Elles téléphonent toujours, mais sur des portables aussi sophistiqués qu'elles, surtout, elles débordent d'activités, écrivent des romans (ou tentent de le faire : avec tous les copains de leurs maris, elles seront forcément publiées) ou font des aquarelles (qu'elles comptent bien vendre) pour oublier leurs malheurs.

Car elles en ont, des malheurs, les six copines d'Emmanuelle de Boysson... Emmanuelle de Boysson se révèle une habile conteuse. Après les six monologues, tour à tour survoltés ou épuisés, qui sont en somme comme les longs arias d'un opéra ironique, elle termine avec une formidable fugue, le final d'un drama nettement plus gioccoso que tragique, où les voix de toutes les protagonistes (moins une, mais tant pis) s'unissent en un étourdissant quintette de sourdes. Les Grandes Bourgeoises sont bien sûr la peinture au vitriol, attendrie pourtant par une compassion fraternelle, d'un certain monde où la réussite d'un dîner constitue le sommet d'une carrière et le ragot-papotage la seule langue que toutes savent parler, mais c'est aussi un sacré tour de force...


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