Auteur : Lilia Lavie
Date de saisie : 22/02/2006
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-7538-0167-7
GENCOD : 9782753801677
Ala'an, graine de chevalier au coeur pur qui exhale la bonne volonté, arpente la Bretagne couronnée pour rejoindre sa destinée qu'il n'atteindra que lorsqu'il aura retrouvé ce qui en lui est bien caché. C'est par les rencontres qu'il fera sur chacun des sept sentiers, qu'Alaan va grandir et que lui sera révélé en quoi il doit oeuvrer pour aider l'Humanité, à travers le Bien, le Beau, le Vrai. Sur fond de chevalerie céleste, clin d'oeil aux chevaliers de la Table ronde, l'histoire se déroule au coeur d'une Nature que l'on pourra voir, sentir, écouter, toucher, à travers les sens éveillés d'Ala"an. Le lecteur sera en particulier mis en contact avec l'eau et les vertus magiques de sa musique.
Ce conte initiatique s'adresse à tous les publics : aux adultes, à tous les enfants petits et grands, car chacun pourra faire sa propre lecture de l'aventure d'Ala'an sur les sept sentiers, en fonction de son vécu et de sa quête personnelle. En se laissant porter par la musique de ce conte, le lecteur découvrira que chaque être doit apporter sa contribution à la construction d'une Humanité basée sur les valeurs du Bien, du Beau, du Vrai. Il comprendra aussi l'urgence de semer ces valeurs dans le mental humain et il s'identifiera sans doute au personnage en comprenant qu'il n'y a pas de «petite» contribution mais qu'au contraire chacun a son rôle et sa place, chacun doit retrouver en lui ses richesses intérieures, souvent profondément cachées, pour oeuvrer et être «acteur» de l'Humanité.
Amoureuse de la Nature et se sentant concernée par la nécessité d'ouvrer pour la préserver, Lilia Lavie a une affinité particulière avec l'élément eau qu'elle se plaît à écouter, à ressentir, à respecter et dont elle est persuadée que les vertus encore cachées sont à découvrir. C'est au coeur des énergies de la nature bretonne où elle réside, que l'auteur a écrit cet ouvrage.
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«Il était une fois un arbre de vie qui traversait l'homme de bas en haut. Ses racines transperçaient la plante de ses pieds, le tronc naissait dans ses jambes pour ne former qu'un dans son corps et les branches s'échappaient par les bras et par les doigts. Les feuilles folles s'échappaient elles aussi par les nuages de sa chevelure. Les yeux de l'homme regardaient au loin ce qui pointait sur le chemin. Dans ses yeux, une myriade de scintillements. Chacun des points enfermait en lui-même des milliers de points lumineux des cieux qui contenaient chacun autant de filaments. L'homme et son espace intérieur ne formaient qu'UN. L'homme et son espace extérieur ne formaient qu'UN. I1 était le Tout. II était dans le Tout. Il enfermait en lui un Univers. II était fait de cet Univers. Il comprit qu'il devait bâtir ses corps, au dedans comme au dehors. S'il trouvait un autre arbre beau, alors son arbre intérieur et ses racines resplendissaient et il se sentait bien. Mais s'il portait un regard triste et négatif sur son environnement, il ressentait immédiatement une douleur en profondeur de son être. I1 comprit qu'il pouvait être pollué par ses pensées et qu'il avait la Liberté d'agir pour le Bien ou pour le Mal mais qu'il devait en assumer les conséquences. L'homme-arbre était un Hêtre. On pouvait même dire de lui que c'était un bel être.
Son arbre de vie grandissait. C'était à lui de le nourrir, ça aussi il l'avait compris. Il avait le choix de la nourriture à apporter à son corps. Que son tronc soit svelte, souple, fragile ou bien robuste, rigide, puissant... tout était le reflet de sa personnalité. Ses racines de vie étaient bien ancrées dans la terre, toujours présentes et «maîtresses» des fondations de l'homme. Celui-ci pourtant avait tendance à oublier qu'il avait des racines. Il ne leur parlait jamais, c'est tout juste s'il les sentait. L'homme arbre envoyait des pensées à travers ses branches et son feuillage. Les graines devenaient des fruits, puis les fruits donnaient des graines et s'envolaient vers d'autres lieux. L'arbre homme ainsi semait. Il comprit que plus ses pensées étaient pures, plus ses fruits étaient sains et plus les graines qui en découlaient étaient fructueuses à leur tour. S'il voulait semer d'autres arbres sains, s'il voulait générer d'autres pensées saines dans le mental des autres arbres-hommes, il devait être au diapason de tous les sons de l'équilibre. Il le savait, pourtant parfois il en doutait et il «faillait». Quand il se rendait compte de sa faiblesse de ne plus être sur le bon chemin, il se donnait douze secondes pour «nettoyer» par la pensée ce qu'il venait de semer et il se sentait mieux. Ses douleurs s'estompaient pour disparaître. Avec les années, il comprit qu'il était né d'une graine qu'il avait générée lui-même il y a des millions d'années. Cela lui apprit à être indulgent envers ses imperfections, et surtout cela lui apprit à être très attentif et plein d'Amour envers son corps, envers ses corps, son tronc, ses branches, ses pensées. Il prit conscience de sa responsabilité envers son corps et envers ses pensées qui pouvaient soit éclairer, soit détruire en lui et autour de lui...»
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