Passion du livre - tout sur le livre : François Weyergans, romancier

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François Weyergans, romancier

Couverture du livre François Weyergans, romancier

Auteur : Jeannine Paque

Date de saisie : 22/02/2006

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : L. Wilquin, Avin, Belgique

Collection : L'oeuvre en lumière

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-88253-295-4

GENCOD : 9782882532954

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Le prix Goncourt 2005 n'avait jamais fait l'objet d'une monographie. Avec l'essai qu'elle consacre ici à l'oeuvre de François Weyergans, Jeannine Paque nous invite à une lecture attentive des douze romans parus dont elle commente pour chacun la spécificité. Du premier (Le pitre, 1973) aux deux derniers, ces faux jumeaux écrits à plus de trente-cinq ans d'écart mais parus en même temps, à l'automne 2005 (Trois jours chez ma mère, couronné par le prix prestigieux, et Salomé, qui va faire l'objet d'une adaptation cinématographique), elle met en évidence les constantes du style et du ton, le suivi thématique, malgré les registres distincts. Car c'est la variété qui étonne parmi les sujets, quoique chacun, à sa manière, fasse vivre la même volonté impétueuse d'écrire et une verve insatiable. L'étude des oeuvres accompagne une approche sociobiographique du plus parisien des écrivains belges.

Collaboratrice scientifique à l'Université de Liège, Jeannine Paque a publié de nombreux articles et études, notamment sur la littérature belge de langue française. Elle collabore à la revue Le Carnet et les instants. Cette monographie est la deuxième qu'elle publie chez Luce Wilquin, après Jaqueline Harpman. Dieu, Freud et moi : les plaisirs de l'écriture.





  • Les premières lignes

Extrait de la présentation :

«Ce qui est d'ordre privé, doit le rester. Si on en sait publiquement un peu plus aujourd'hui, en 2005, c'est qu'à la suite de Trois jours chez ma mère et du prix prestigieux que ce livre vient de remporter, François Weyergans s'est trouvé propulsé à la une et s'est enfin prêté, en professionnel de l'après-publication, à quelques reportages rapprochés, sans tolérer toutefois de ces quelques journalistes autorisés ou nécessaires quelque violation de son espace intime ou quelque indiscrétion que ce soit.

Ceux qui ne le savaient pas auront appris, par la même occasion, que les personnages masculins de ses romans, lorsqu'ils s'appellent Wein, Weyergraf, Graffenberg, Weyerbite et pourquoi pas Weyergland - et qui se prénomment le plus souvent François, ce qui nous rend particulièrement attentifs à la leçon -, ne sont nullement l'auteur et qu'il ne faut pas l'assimiler à eux. Poussé un peu plus avant, il reconnaît tout de même se fonder sur la réalité, qu'il transforme à plaisir et à partir de laquelle il invente beaucoup. Il s'amuse à mélanger le réel et l'imaginaire et va jusqu'à avouer, coquetterie d'interviewé ou non, que parfois, il ne sait plus très bien distinguer le faux du vrai. Vais-je faire de même et me lancer dans un travail hybride, mentir vrai ou affirmer faux ? Même si je le voulais, je ne le pourrais pas...»


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