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Les larmes du bodhisattva : enseignements bouddhistes sur la consommation de chair animale

Couverture du livre Les larmes du bodhisattva : enseignements bouddhistes sur la consommation de chair animale

Auteur : Shabkar

Traducteur : Comité de traduction Padmakara

Date de saisie : 22/02/2006

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Padmakara, Saint-Léon-sur-Vézère, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-906949-30-0

GENCOD : 9782906949300

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  • La présentation de l'éditeur

On trouvera ici la traduction de deux textes de Shabkar Tsogdrouk Rangdrol : d'abord un extrait des Merveilleux Écrits émanés, une anthologie de citations canoniques et de commentaires tibétains sur les méfaits liés à la consommation de chair animale, puis un essai intitulé Ambroisie d'immortalité, sur la nécessité de cultiver une compassion authentique pour tous les animaux.

On comprendra ainsi que, selon les enseignements du Bouddha, il n'est pas nécessaire de réprimer par la volonté son attirance pour la viande, mais au contraire de retourner à la bonté naturelle du coeur pour qu'y renaisse une juste sensibilité à la souffrance des autres, telle que l'idée même de nuire aux bêtes en les exploitant et en s'en nourrissant disparaîtra spontanément.

Shabkar Tsogdrouk Rangdrol (1781-1851) était un pratiquant et un maître des traditions de l'entraînement de l'esprit et de la Grande Perfection du bouddhisme tibétain. Cet esprit libre vécut en ermite et en pèlerin, sans foyer ni biens, loin de toute institution monastique. Ses enseignements nous sont parvenus grâce aux nombreux ouvrages qu'il a laissés, dont une autobiographie détaillée, très populaire et particulièrement inspirante. Shabkar est célèbre pour le combat qu'il mena toute sa vie contre le mal fait aux animaux.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

«Ceux qui ont peu de connaissance du bouddhisme, mais sont au fait de ses enseignements sur la non-violence et la compassion, présument ses adeptes végétariens. Découvrir qu'il en est souvent autrement pour de nombreux disciples orientaux et occidentaux ne va pas sans surprise ni sans parfois une pointe de désappointement. Mises à part les multiples raisons sociales et personnelles qui déterminent les choix individuels, l'attitude générale des bouddhistes quant à la consommation de viande s'est édifiée sous la pression de facteurs historiques et culturels, et a abouti à des résultats différents d'un pays à l'autre. Les bouddhistes du Grand Véhicule de Chine et du Vietnam, par exemple, sont traditionnellement végétariens. En revanche, il est fréquent que les Japonais, comme beaucoup de Tibétains, mangent de la viande. Puis, quand le Bouddhisme s'est répandu en Europe, en Amérique et ailleurs, il a semblé naturel à ses nouveaux disciples d'adopter les comportements et les pratiques propres à la tradition qu'ils embrassaient.

Le Tibet est le seul pays d'Asie où a été transmise, venant de l'Inde, l'intégralité de la doctrine bouddhiste. Les Tibétains, du VIIIe siècle à nos jours, se sont fortement imprégnés des enseignements du Grand Véhicule des soutras et des tantras. Il les ont pris comme sujet d'étude, de réflexion et de méditation, et se sont efforcés de faire l'expérience vivante de la sagesse et de la compassion dont ils montrent la voie. Ces textes ont également exercé, par les comportements qu'ils ont induits chez les populations tibétaines, une influence considérable sur la relation de ces dernières avec leur environnement naturel. Avant l'invasion chinoise, les voyageurs européens furent frappés par la variété et la familiarité étonnantes d'une faune tibétaine et himalayenne qui n'éprouvait plus de peur vis-vis de l'homme, sur des terres où la chasse était rare et réprouvée par tous. Il n'en demeure pas moins que les Tibétains, dans leur ensemble, ont toujours été et sont encore de grands consommateurs de viande. Ce fait s'explique surtout par les conditions géographiques et climatiques d'un pays qui culmine en grande partie à des altitudes défavorables aux cultures céréalières.

Une habitude ancestrale engendre inévitablement un penchant naturel très enraciné. Ainsi, en dépit de leurs fortes convictions religieuses, les Tibétains exilés dans des parties du monde plus clémentes n'en ont pas pour autant modifié leur régime alimentaire. Cela n'est en soi guère surprenant ; pour chacun il est difficile de changer des goûts hérités de toute une vie, et chaque voyageur ou migrant de par le monde a pour tendance première de trouver sur place ou d'importer les ingrédients de sa nourriture traditionnelle...»


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