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Bye bye Blondie

Couverture du livre Bye bye Blondie

Auteur : Virginie Despentes

Date de saisie : 26/08/2004

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-246-64891-8

GENCOD : 9782246648918


  • La présentation de l'éditeur

LA PRESENTATION DE L'EDITEUR : Gloria est convaincue qu'à chaque fois qu'elle s'approche trop près du bord, elle saura faire pirouette arrière. Seulement, plus le temps passe, plus elle devient championne dans l'art de souffrir... Il pleut sur Nancy, sa ville natale, et Gloria, à trente-cinq ans passés, est de nouveau SDF, avec pour unique point d'échouage Le Royal, "son" bar, le seul endroit où elle puisse librement traîner sa déprime et sa hargne, trouver chez qui squatter, et boire sans limite de crédit. Mais ce soir-là, c'est un passé bien plus douloureux qu'elle revit en direct, malgré elle : dans la rue, elle croise Eric Muir, désormais parisien et présentateur star du petit écran. Eric, sans qui elle aurait sans doute brutalement sombré, vingt ans plus tôt, quand, adolescente difficile, elle a été internée en hôpital psychatrique pour un temps indéterminé, par des parents dépassés, persuadés de faire son bien. Eric, son premier amour, fils d'une famille de la grande bourgeoisie de Nancy, avec qui elle a vécu son aventure punk. Eric aujourd'hui confortablement installé dans sa voiture avec chauffeur, et qu'elle voudrait sinon feindre d'ignorer, du moins englober dans sa haine du monde et d'elle-même ; mais lui ne l'entend pas ainsi...

Avec une dureté de ton qu'on lui a connu à ses débuts, mais aussi une tendresse certaine pour ses personnages, Virginie Despentes fait le récit d'une adolescence dramatique, marquée au fer rouge par l'incompréhension et la bêtise de parents incapables d'amour véritable, brisée par la violence et la toute-puissance des institutions. Bye bye Blondie est également le portrait rageur d'une femme conditionnée par le manque et l'abandon, et qui ne sait plus vivre que dans la destruction aveugle de tout ce qui pourrait mettre un terme à ses souffrances.

Virginie Despentes est née en 1969 à Nancy. En 1993, elle publie Baise-moi qui sera vendu à plus de 50.000 exemplaires en librairie, suivi des Chiennes savantes, des Jolies choses (Grasset, Prix de Flore 1998, adapté au cinéma avec Marion Cotillard et Patrick Bruel), de Mordre au travers (Librio, 1999, 130.000 exemplaires vendus) et de Teen Spirit (Grasset, 2002). Réalisatrice, elle a tourné sa propre adaptation de Baise-moi, qui connut les problèmes de censure que l'on sait. Virginie Despentes est publiée dans de nombreux pays à l'étranger.



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  • La revue de presse Pierre Marcelle - Libération

... Bye bye Blondie, sixième opus despentien dont on sera fondé, en découvrant son héroïne, à se demander s'il est l'expression d'une panne ou d'un procédé. Passer là-dessus. Tapie sous les dialogues irritants («Arrête de plisser le front, ça te va super trop pas») du djeunisme tel qu'il se parle sur les trottoirs de la télé-réalité, branlée à la diable avec ses charnières apparentes comme des poutres, fonçant à l'essentiel sans craindre de faire crisser les pneus dans les virages, la romance chaotique qu'elle installe, derrière ses impossibles prémisses romanesques, s'équilibre pourtant de ses excès nécessaires. Il titube, cet amour insensé entre la RMiste (la femme rien) et le présentateur de télé (l'homme tout), consommé-consumé vingt ans après sa naissance dans un hôpital psychiatrique où, ados, les deux s'étaient flairés et découverts. Et, comme un ivrogne en perpétuelle limite de déséquilibre, miraculeusement, il avance... /... dans des temps résignés de petit commerce plus ou moins littéraire, il suffirait à Despentes de hurler son Non ! pour donner bonne conscience à deux générations, la sienne et la nôtre, et roulez jeunesse ! Mais la confrontation de la jeune femme avec le monde ne s'arrête pas à un hoquet compulsif ; elle démonte sèchement le pourquoi et le comment ça dure quand ça ne peut plus durer. Dès lors, que l'auteur ait ou non été internée comme son héroïne ne nous importe pas ; ce qu'elle conserve et restitue de son Shock Corridor, c'est une violence désabusée, et plus haineuse encore de se vouloir apaisée. «Tous les thérapeutes (...), elle avait envie de les prendre par les épaules et de les foutre dehors : "allez, tout le monde, un peu de vraie vie, un peu de rencontres, un peu de voyages, un peu de musiques, une peu de lectures... allez vous construire un cerveau et ensuite seulement vous reviendrez tripoter ceux des autres."»...


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