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Où habite l'oubli

Couverture du livre Où habite l'oubli

Auteur : Louis Parrot

Date de saisie : 21/02/2006

Genre : Essais littéraires

Editeur : Farrago, Tours, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84490-175-0

GENCOD : 9782844901750


  • La présentation de l'éditeur

Paru en 1944 aux Éditions du Continent, à Genève, Où habite l'oubli évoque, dans une écriture originale et forte, quelques-unes des figures les plus marquantes de la littérature espagnole d'avant la guerre civile.

Ayant séjourné à Madrid entre 1934 et 1936, où enseignait sa future femme, Louis Parrot y a occupé successivement un poste de bibliothécaire à l'Institut français et un autre de lecteur de français à la faculté des Lettres. La guerre civile le chasse d'Espagne mais rien ne peut lui faire oublier ces années marquées par des rencontres essentielles : José Ortega y Gasset, Raphael Alberti, Juan Ramon Jimenez, et surtout Federico Garcia Lorca et Antonio Machado. De ces deux poètes il écrit : «Le premier interprète l'âme andalouse ; dans le second s'incarne l'âme castillane. L'Espagne entière se mêle ainsi dans leur oeuvre commune, et c'est cette Espagne populaire qui les inspire tous deux, qui se trouve atteinte dans leur disparition.» Où habite l'oubli paraît en Suisse en 1944 : les textes qui le composent sont marqués par la guerre. Machado et Lorca y occupent tout naturellement la première place car ils incarnent le profond renouveau de la littérature espagnole dans la première moitié du XXe siècle. Leur mort annonce la fin de la liberté et de l'espoir, et les textes de Parrot, écrits pendant l'Occupation, expriment magnifiquement cette tragédie humaine et littéraire.

Autodidacte, Louis Parrot (1906-1948) a été une véritable plaque tournante de la Résistance intellectuelle en zone Sud (un «passeur de textes»). Journaliste, traducteur et écrivain, il a publié entre autres les Federico Garcia Lorca, Paul Éluard et Blaise Cendrars de la collection «Poètes d'aujourd'hui» (Seghers). Auteur de plusieurs romans, il a aussi donné le premier document d'importance sur le rôle des intellectuels sous l'Occupation (L'Intelligence en guerre, 1945 ; réédition Le Castor astral, 2000).





  • Les premières lignes

Extrait de la préface :

«Mars 1934. Louis Parrot découvre l'Espagne. Dans sa courte vie, ce séjour de deux ans marque un tournant. Le pays est en pleine effervescence intellectuelle, après un siècle de repli frileux. Littérature, peinture, musique, architecture, tous les domaines sont touchés par ce renouvellement. Parrot se rend à Madrid pour occuper un poste de bibliothécaire à l'Institut français. II y remplace celle qui bientôt va devenir sa femme, Denyse Faure, qu'il a rencontrée à Poitiers deux ans plus tôt. Elle est en licence d'espagnol, lui employé dans la grande librairie universitaire de la ville.

Parrot est un autodidacte. Ce fils de maçon né en 1906 près de Tours n'a pas dépassé le certificat d'étude et dès l'âge de quatorze ans il fait de la copie dans une banque... Mais le soir il lit tout ce qui s'offre. Il écrit aussi. De la poésie. Premiers recueils édités à compte d'auteur, puis l'incontournable voyage à Paris, qui occasionne quelques rencontres marquantes. Le jeune homme y croise Max Jacob, René Char, Jean Cocteau et bien d'autres encore.

Quand il arrive en Espagne, Parrot peut compter sur quelques travaux qui compléteront ses faibles émoluments de bibliothécaire. Grâce à Jean-Richard Bloch, qu'il connaît depuis Poitiers, il se charge de trouver des textes à traduire pour des éditeurs français et écrit également des articles en espagnol. II collabore ainsi à la revue de José Bergamin, Cruzy Raya, où il publie en espagnol deux textes sur la peinture, un essai sur Jérôme Bosch et un autre sur le Greco. Ce dernier texte l'introduit encore davantage dans les cercles littéraires et lui ouvre les colonnes de El Heraldo, où Parrot va tenir une chronique régulière sur les publications françaises, en particulier celles de la «Bibliothèque de la Pléiade», la prestigieuse collection de Gallimard. Les soirées madrilènes sont riches aussi, et déterminantes. Parrot fréquente le café El Pombo, qui résonne des brillantes joutes verbales de l'excentrique Ramon Gomez de la Serna. Il se lie avec Rafael Alberti, José Bergamin, Luis Cernuda, Pablo Neruda... Il croise Lorca, qu'il admire par-dessus tout...»


Extrait de la note de l'éditeur :

«Mars 1934. Louis Parrot découvre l'Espagne. Dans sa courte vie, ce séjour de deux ans marque un tournant. Le pays est en pleine effervescence intellectuelle, après un siècle de repli frileux. Littérature, peinture, musique, architecture, tous les domaines sont touchés par ce renouvellement. Parrot se rend à Madrid pour occuper un poste de bibliothécaire à l'Institut français. Il y remplace celle qui bientôt va devenir sa femme, Denyse Faure, qu'il a rencontrée à Poitiers deux ans plus tôt. Elle est en licence d'espagnol, lui employé dans la grande librairie universitaire de la ville.

Parrot est un autodidacte. Ce fils de maçon né en 1906 près de Tours n'a pas dépassé le certificat d'étude et dès l'âge de quatorze ans il fait de la copie dans une banque... Mais le soir il lit tout ce qui s'offre. Il écrit aussi. De la poésie. Premiers recueils édités à compte d'auteur, puis l'incontournable voyage à Paris, qui occasionne quelques rencontres marquantes. Le jeune homme y croise Max Jacob, René Char, Jean Cocteau et bien d'autres encore.

Quand il arrive en Espagne, Parrot peut compter sur quelques travaux qui compléteront ses faibles émoluments de bibliothécaire. Grâce à Jean-Richard Bloch, qu'il connaît depuis Poitiers, il se charge de trouver des textes à traduire pour des éditeurs français et écrit également des articles en espagnol. Il collabore ainsi à la revue de José Bergamin, Cruzy Raya, soit il publie en espagnol deux textes sur la peinture, un essai sur Jérôme Bosch et un autre sur le Greco. Ce dernier texte l'introduit encore davantage dans les cercles littéraires et lui ouvre les colonnes de El Heraldo, où Parrot va tenir une chronique régulière sur les publications françaises, en particulier celles de la «Bibliothèque de la Pléiade», la prestigieuse collection de Gallimard. Les soirées madrilènes sont riches aussi, et déterminantes. Parrot fréquente le café El Pombo, qui résonne des brillantes joutes verbales de l'excentrique Ramon Gomez de la Serna. II se lie avec Rafael Alberti, José Bergamin, Luis Cernuda, Pablo Neruda... II croise Lorca, qu'il admire par-dessus tout...»


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