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A couper au couteau

Couverture du livre A couper au couteau

Auteur : Kris Nelscott

Traducteur : Luc Baranger

Date de saisie : 21/02/2006

Genre : Policiers

Editeur : Ed. de l'Aube, La Tour-d'Aigues, France

Collection : Regards croisés. L'Aube noire

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-87678-979-1

GENCOD : 9782876789791


  • La présentation de l'éditeur

Après le succès de La Route de tous les dangers, premier tome d'une série d'enquêtes nous plongeant dans une Amérique des années 60 en proie à ses vieux démons, Kris Nelscott nous propose ici, pour notre plus grand plaisir, la seconde enquête, toute aussi passionnante, de Smokey Dalton.

Août 68. Sur fond d'engagement dans la guerre du Vietnam, après les récents assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy, l'Amérique, avec ses ghettos noirs à feu et à sang et l'imminence d'une Convention démocrate dont chacun pense qu'elle va tourner au drame et à l'émeute, est plus désemparée que jamais. Smokey Dalton, le détective de Memphis aux méthodes atypiques, est contraint de fuir à Chicago en compagnie de Jimmy, son jeune protégé, témoin fort gênant du meurtre du prix Nobel de la paix et icône de la communauté noire...

Kris Nelscott, pseudonyme de Kristine Kathryn Rush, est née aux Étas-Unis en 1960. Auteur américain prolifique récompensée par de nombreux prix, dont les prestigieux Ellery Queen et Hugo Award, elle vit dans l'Oregon. Le premier roman de la série, La Route de tous les dangers, est sélectionné pour le prix des Lectrices de Elle (remis en librairie).



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  • Les premières lignes

«Assis sur les marches métalliques, j'ai passé la matinée dans le métro aérien de Chicago, celui qu'on appelle le Loop, ou parfois simplement le L. Personne ne m'a demandé d'en bouger. Des dizaines, peut-être des centaines d'entre nous sont restés agglutinés sur ces mêmes marches. Pendant une heure, les rames ont continué à fonctionner, malgré la fermeture des stations situées au-dessus de ma tête et les patrouilles incessantes des flics à la recherche de tireurs isolés.

L'année des assassinats continuait son bonhomme de chemin.

Personne ne savait où j'étais parti. A cette époque, je parlais peu. Sans doute parce que je sentais que je n'avais rien d'intéressant à dire.

Nous étions le 4 septembre 1968. Cela faisait une semaine que la ville de Chicago avait sombré dans le chaos, une semaine que j'avais fait un choix que je n'aurais jamais pu envisager un an plus tôt.

Cela faisait une semaine que tout avait changé. A nouveau.

Dans la rue, sinistre et silencieuse, des centaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées à l'ombre des gratte-ciel d'acier et de béton, sans dire un mot. La police et la Garde nationale, mousquetons chargés, contenaient la foule sur les trottoirs. Les paniers à salade stationnaient dans les rues adjacentes, au cas où des émeutes semblables à celles de la semaine passée recommenceraient.

Que faisais-je en cet endroit ? Aucune idée. Je m'étais senti attiré, comme si ces gens, ce lieu, cet instant, pouvaient me faire envisager un quelconque avenir...»


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